Quelques mois seulement après son arrivée à La Rochelle, Andy Timo s’est déjà imposé comme un joueur incontournable, séduisant staff, coéquipiers et supporters au stade Marcel-Deflandre.
Prêté par le Stade Français en mars dernier, alors qu’il ne figurait plus dans les plans du club parisien, le troisième ligne de 22 ans s’apprête à affronter son ancienne équipe ce samedi. Une confrontation particulière pour un joueur qui semble avoir trouvé en Charente-Maritime un environnement idéal pour relancer sa carrière.
### Un accueil qui l’a marqué
Depuis son arrivée, Andy Timo témoigne d’un attachement grandissant au club rochelais. Le champion olympique à 7 évoque l’ambiance unique qui règne les jours de match à Marcel-Deflandre.
Dans une interview accordée à *Sud-Ouest*, il confie : « Pour moi, cette arrivée des joueurs est la plus mythique. Tu sors du centre d’entraînement, tu remontes l’allée à pied avec des supporters et quand tu arrives, d’un coup, à 50 mètres, ça applaudit. Tu sais pour qui tu joues, pour qui tu dois te battre : tout un stade, toute une ville. Tu n’as qu’une envie, te déchirer. »
Un accueil qui l’a profondément touché.
### Une intégration express
Sur le terrain, l’adaptation a également été fulgurante. Dès ses premiers entraînements, Ronan O’Gara s’est montré très enthousiaste : « Il a été exceptionnel. »
Quelques semaines à peine après son arrivée, La Rochelle a choisi de sécuriser son avenir en le signant jusqu’en 2028. Une marque de confiance forte pour un joueur qui peinait auparavant à s’imposer au Stade Français.
### « J’espère rester très longtemps »
Sa première apparition sous le maillot jaune et noir reste pour Andy Timo un souvenir mémorable : « Je m’en souviendrai toute ma vie, j’espère rester très longtemps à La Rochelle. Un stade de 18 000 personnes adorables et qui t’acclament… Ça faisait un petit moment que j’attendais l’occasion de prouver ce que je valais. »
Depuis, le jeune troisième ligne multiplie les prestations solides. Précieux en touche, actif dans les zones de combat et impliqué dans les tâches obscures, il s’impose comme une option crédible dans la rotation rochelaise.
### Un vestiaire qui l’a surpris
Ce qui a le plus surpris Andy Timo, c’est l’accueil reçu au sein du groupe : « Ça m’a surpris. Après une entrée dans le vestiaire un peu compliquée au Stade Français, je pensais qu’ils auraient des a priori. Pas du tout, ils ont été très bienveillants. »
Il a été particulièrement impressionné par l’attitude de ses concurrents directs : « La concurrence est stratosphérique ! Mais ils ne m’ont pas du tout vu comme un rival, ils m’ont accompagné pour que je donne le meilleur de moi-même. »
### Paris reste une blessure
Malgré son bonheur actuel à La Rochelle, Andy Timo reste marqué par son passage à Paris : « Je suis très content de mes deux années et demie au Stade Français même si ça m’a fait mal de ne pas avoir pu y faire ma place. »
Avant d’ajouter : « J’aurais voulu être comme Sekou Macalou. »
Un aveu sincère qui témoigne de l’attachement du joueur à son ancien club, malgré les circonstances difficiles de son départ.
### Une nouvelle vie qui lui plaît
Aujourd’hui, le troisième ligne savoure pleinement son quotidien rochelais : « J’habite à dix minutes du stade, du centre d’entraînement et du centre-ville. Ça change la vie. Je peux dormir un peu plus longtemps. »
Il apprécie aussi l’ambiance locale : « L’air est agréable, les gens sont adorables. Et les supporters, pas besoin d’en parler, tout le monde du rugby les connaît. »
Après avoir accueilli plusieurs joueurs en quête de renouveau ces dernières saisons, La Rochelle semble avoir trouvé en Andy Timo, champion du monde U20 2023, un talent capable de franchir un cap. À seulement 22 ans, son potentiel reste immense et son intégration rapide laisse penser que son aventure à Deflandre ne fait que commencer.
Samedi, face au Stade Français, Andy Timo croisera son passé. Mais tout indique désormais que son avenir se dessine en jaune et noir.







