
Freiné par une blessure et davantage utilisé en fin de saison, Mathieu Babillot n’a pas connu l’exercice le plus simple de sa carrière. Le troisième ligne du Castres Olympique assure pourtant avoir abordé cette préparation avec une motivation intacte, déterminé à retrouver un rôle majeur sous les ordres de Xavier Sadourny.
L’ancien capitaine castrais est également revenu sur le coup dur qui a frappé le CO dès les premiers jours de la reprise avec la grave blessure de Dalton Papali’i, avant de saluer la réaction rapide du club sur le marché des transferts.
« Il faut rester un simple soldat »
Mathieu Babillot n’élude pas sa baisse de temps de jeu la saison passée. Après un bon début d’exercice, une blessure est venue freiner son élan, tandis que ses concurrents ont su répondre présents.
Le troisième ligne explique avoir accepté cette situation en privilégiant toujours l’intérêt collectif.
« Oui, j’ai eu moins de temps de jeu sur la fin de saison. J’en ai eu au début, puis je me suis blessé. Pendant ce temps-là, les autres ont fait le travail. L’équipe était dans une bonne dynamique, ça tournait bien, donc quand tu reviens, tu te remets au service du collectif. Il faut rester un simple soldat : tu bosses pour l’équipe, parce que le plus important, c’est l’équipe. Si le coach a fait ces choix-là, c’est qu’il estimait que c’étaient les meilleurs. À moi de travailler pour retrouver mon niveau et regagner ma place. »
Le joueur de 31 ans ne cache pas que regarder les phases finales depuis son canapé a été difficile à vivre. Une frustration qui nourrit aujourd’hui sa motivation.
Babillot assure revenir avec une immense envie de retrouver les terrains et d’aider Castres à retrouver les sommets.
« Pour attaquer cette nouvelle saison, j’ai énormément d’envie et d’énergie. J’ai hâte de retrouver la compétition et de batailler sur tous les terrains, face à toutes les équipes. Je pense que quand tu es compétiteur et que tu regardes les phases finales à la télévision, ça fait toujours mal. Tu es forcément déçu de ne pas y être. Mais ça me donne encore plus faim et encore plus d’envie pour cette saison. »
« On a tous eu une pensée pour Dalton Papali’i »
La préparation du Castres Olympique a toutefois été marquée par un énorme coup dur avec la rupture du tendon d’Achille de Dalton Papali’i, survenue dès les premiers jours de la reprise.
Mathieu Babillot révèle combien cette blessure a touché l’ensemble du vestiaire.
« Je pense que le premier touché, c’est forcément lui. Il avait fait un vrai choix de venir ici, notamment en refusant sa sélection avec les Blacks. C’est un joueur confirmé, avec beaucoup d’expérience, donc forcément, c’est lui qui a été le plus touché. On a tous eu une pensée pour lui. On a été vraiment tristes, parce qu’il est arrivé avec le sourire, il parlait avec tout le monde, il avait même fait l’effort d’apprendre deux ou trois mots de français, donc c’était vraiment sympa. On lui a tous envoyé un message. Certains vont le voir chez lui. On essaie de le maintenir au maximum au contact du groupe. À nous de bien l’intégrer pour que, lorsqu’il reviendra, il puisse être performant rapidement. »
Pour compenser cette absence de longue durée, le CO a rapidement obtenu la signature de l’international écossais Hamish Watson.
Babillot considère cette arrivée comme une preuve supplémentaire de l’attractivité du club.
« Je pense qu’on a deux troisièmes lignes de très haut niveau, parce que je compte aussi Dalton avec une expérience folle. Quand tu as deux mecs comme ça, je trouve que c’est un signal fort : ça montre qu’on est encore attractifs, c’est un bon signe. Au-delà de ça, avoir des joueurs comme ça te tire vers le haut. Tu te dis : ça arrive, il va falloir se mettre au niveau, et ça, c’est génial. »







