L’heure des adieux a sonné pour Maxime Machenaud. Après quatre saisons passées sous le maillot de l’Aviron Bayonnais, le demi de mêlée s’apprête à tourner une nouvelle page de sa carrière en rejoignant le Racing 92. Avant ce départ, l’ancien international français a livré un regard sincère sur son aventure basque, mêlant succès sportifs et défis personnels.
Arrivé en 2022, Machenaud a connu un début de parcours compliqué. « Ici, ça a été difficile au début. Je n’étais pas habitué. Mais c’est aussi ce qui fait la beauté de ce club. » Blessé à son arrivée, il a dû s’adapter à un nouveau cadre et à des attentes fortes, semblables à celles qu’il avait déjà connues avec le XV de France. « Avec l’équipe de France, j’ai été très critiqué, notamment après la défaite en Italie en 2014. Ça n’avait pas été évident. J’aurais aimé ne pas arriver blessé à Bayonne, ça a été difficile à accepter car j’ai loupé le train. Mais encore une fois, si ça s’est passé comme ça, c’est que ça devait… Je regarde devant. »
Face aux critiques parfois virulentes des supporters basques, il n’a jamais nourri de rancune. « Je n’ai pas d’aigreur par rapport à ce qu’ont pu dire les supporters. J’ai essayé de beaucoup me protéger. Je suis très casanier. »
Malgré ces difficultés, l’expérience bayonnaise reste pour Machenaud un moment riche et positif. « Nous avons connu très peu de défaites à domicile. » Plus encore, il retient surtout la dimension humaine de cette aventure : « Une demi-finale exceptionnelle à Lyon, cette ambiance, ce groupe. » Et de conclure, « Je me suis forgé des amitiés, je ne retiens que du positif. »
Aujourd’hui âgé de 36 ans, le joueur affirme que l’expérience lui a permis d’aborder les choses sous un autre angle. « Avec l’âge, j’arrive à voir beaucoup de positif, alors que j’étais quelqu’un de très perfectionniste avant. » Cette maturité lui fait apprécier à sa juste valeur son passage à Bayonne : « Je sais la chance que j’ai eue de jouer quatre ans dans ce club. »
À l’heure de conclure ce chapitre, Machenaud ne cherche pas à contrôler l’image qu’il laisse derrière lui. « Les gens retiendront de moi ce qu’ils veulent retenir. » En revanche, il espère que ses proches et ses coéquipiers garderont en mémoire « que j’ai donné le maximum, que je n’ai pas triché et que j’étais une bonne personne, tout simplement. » Fidèle à son franc-parler, il admet aussi : « Après, si les gens pensent du mal de moi, c’est leur droit aussi ; chacun a son propre avis. »
Lorsque Machenaud rejoint Bayonne, beaucoup y voyaient un ancien cadre international venu passer la fin de sa carrière. Quatre ans plus tard, il quitte un club recréé, retrouvé en phases finales du Top 14 et désormais ancré parmi les grosses cylindrées du championnat. S’il n’a pas toujours été épargné, le demi de mêlée a marqué de son empreinte l’une des périodes les plus importantes de l’histoire récente de l’Aviron Bayonnais.
Pour Maxime Machenaud, l’épopée bayonnaise se termine, mais le souvenir de ces quatre saisons restera intact.







