Fraîchement sacrée championne d’Europe, l’Union Bordeaux-Bègles entend nourrir de grandes ambitions pour l’avenir. Le club girondin ne compte pas se reposer sur ses lauriers et prépare activement la prochaine saison, avec un recrutement ciblé pour renforcer un effectif déjà parmi les plus compétitifs du Top 14.
Au cœur des priorités : le paquet d’avants. Interrogé par Sud-Ouest, le président Laurent Marti a confirmé que plusieurs profils prometteurs allaient venir étoffer l’effectif. « Je n’officialise rien pour l’instant, les saisons ne sont pas terminées. Mais on a le jeune Adam Zapedowski qui arrive et qui sera un joueur de Top 14. » Le club bordelais vise une profondeur significative en deuxième ligne : « On va se retrouver avec quatre deuxième ligne confirmés, plus Zapedowski. » La première ligne sera également renforcée par l’arrivée du jeune pilier géorgien Lasha Pkhakadze, « un joueur qui nous semble très prometteur », précise Marti.
Parmi les recrues attendues, un nom se détache : Tom Willis. Le troisième ligne anglais, qui rejoindra Bordeaux cet été, est déjà perçu comme une pierre angulaire du projet : « On a recruté un numéro 8 qui fait partie des meilleurs au monde. » Une affirmation qui traduit l’ambition affichée du club, désireux de consolider sa place parmi l’élite européenne après son sacre.
Mais au-delà des joueurs expérimentés, l’UBB mise aussi fortement sur sa formation. Laurent Marti rappelle que la réussite repose en grande partie sur l’émergence des jeunes talents, indispensables pour pallier les imprévus : « On a recruté deux troisième ligne de niveau international ces deux dernières années : Swinton et Du Preez. Quasiment aucun des deux n’a joué avec nous. Imaginez si on n’avait pas recruté des Gazzotti, Bochaton ou Matiu. Où est-ce qu’on en serait ? » Cette capacité à faire confiance à la jeunesse garantit la solidité et la continuité du projet.
Dans un rugby moderne où les contraintes du salary cap, la concurrence et les blessures pèsent lourd, disposer d’un effectif large et équilibré est essentiel. « Sur la moindre erreur de recrutement ou si une recrue se blesse gravement, tu perds déjà ta marge de manœuvre. Si tu n’as pas des très bons jeunes derrière, tu souffres. »
À Bordeaux, le titre européen ne marque donc en rien la fin d’un cycle. Au contraire, les dirigeants œuvrent déjà à bâtir une équipe capable de maintenir l’UBB parmi les références du rugby français et européen pour les années à venir.







