Après leur victoire sur la pelouse de Bordeaux-Bègles lors de la dernière journée du Top 14, les Auvergnats ont rempli leur part du contrat. Mais ce succès n’a pas suffi pour décrocher un billet pour les phases finales.
Au coup de sifflet final, Christophe Urios a laissé transparaître toute sa frustration.
« Il y a de la déception et de la tristesse », a-t-il admis, tout en saluant la réaction de son groupe après la lourde désillusion subie contre le Racing 92 la semaine précédente. « Forcément, il y a de la déception, de la frustration, un peu de tristesse aussi. Tout ça pour ça. Mais bon, on le savait, on avait la feuille de route avant le match. Il fallait qu’on gagne ici, mais même en gagnant on savait qu’on n’avait pas notre destin entre les mains. »
Pour le manager clermontois, cette élimination renvoie directement à la défaite concédée face aux Franciliens : « Ça remet un peu en lumière cette défaite contre le Racing, on perd le fil de la saison là. »
Malgré la déception, Urios a souligné la capacité de ses joueurs à se ressaisir dans un contexte particulièrement compliqué. « Aujourd’hui je dois juste féliciter les mecs qui ont réussi à se remobiliser. Ce n’était pas facile, on avait mal de bobos mais franchement on a fait un match incroyable. » Avant d’ajouter, pragmatique : « C’est bien pour la saison prochaine mais bon… »
Le vrai problème de Clermont réside selon lui ailleurs. L’élimination ne s’explique pas seulement par les résultats de cette dernière journée. « Le Top 14 est impitoyable mais ça, je ne l’ai pas découvert cette année. Avec toutes ces victoires à l’extérieur chez les gros de notre championnat, c’est incroyable qu’on n’arrive pas à se qualifier. »
Et Urios pointe la principale faiblesse de son équipe : « Mais on a perdu trois fois chez nous. Depuis que je suis à Clermont, on perd tout le temps trois fois chez nous, ce n’est plus possible. »
Ce constat appelle à une remise en question pour la saison prochaine. Le manager veut voir son équipe redevenir une forteresse imprenable à domicile. « Ce sera vraiment le message qu’il faudra faire passer l’année prochaine : on doit être capable d’être beaucoup plus dur, injouable chez nous. » Un avertissement clair. « On ne peut pas se permettre de perdre des matchs comme ça parce qu’après c’est tellement dur. »
Malgré un exploit à Chaban-Delmas, Clermont termine donc sa saison aux portes du Top 6, avec le sentiment amer d’avoir laissé filer sa chance bien avant cette ultime journée.







