Il y a des soirs où le Top 14 rappelle, avec force, pourquoi il demeure l’un des championnats les plus imprévisibles au monde.
Pendant de longues minutes, l’Union Bordeaux-Bègles semblait filer doucement vers une qualification pour les phases finales. Les Girondins maîtrisaient leur sujet face à Clermont, pendant que La Rochelle était menée à Deflandre et que le Racing 92 souffrait face au Stade Toulousain. Le scénario rêvé pour les hommes de Yannick Bru.
Puis, en quelques minutes, tout a basculé.
Le multiplex est devenu totalement fou. À Lyon, Montpellier a commencé à inverser la tendance. Dans le même temps, La Rochelle s’est réveillée face au Stade Français et a progressivement repris espoir. À Bordeaux, les premiers signes d’inquiétude ont surgi quand Clermont est revenu dans la partie. Alors que les supporters girondins surveillaient les autres pelouses, les mauvaises nouvelles se sont accumulées.
L’ASM, sans rien à perdre, a continué d’y croire. Portés par un Harry Plummer inspiré, les Clermontois ont renversé une situation qui semblait compromise. Pendant quelques minutes, Clermont s’est même retrouvé virtuellement qualifié pour les phases finales. Un scénario totalement inattendu.
De leur côté, les Rochelais n’ont pas laissé passer leur chance. Revenus dans la course grâce à l’évolution des résultats sur les autres terrains, ils ont fait le nécessaire pour arracher leur qualification. Petit à petit, la porte s’est ouverte, et lorsque le coup de sifflet final a retenti, La Rochelle figurait bien dans le Top 6.
Pour l’UBB, la chute a été brutale. Longtemps installés parmi les six premiers, les Girondins ont finalement été éjectés au terme d’une soirée irrespirable. Le succès de Clermont à Chaban-Delmas, combiné aux résultats du Racing 92 et de La Rochelle, a définitivement condamné les champions d’Europe. Une immense désillusion pour une équipe qui visait encore le doublé il y a quelques semaines.
Les émotions à la fin de cette soirée complètement folle étaient aux extrêmes. “Patrice Collazo laissait éclater son émotion après la qualification du Racing 92.” “Christophe Urios savourait la victoire de ses joueurs malgré l’élimination de Clermont.” “Yannick Bru, lui, quittait la pelouse la tête basse après avoir vu son équipe sortir du Top 6 lors de l’ultime journée.”
Une soirée cruelle pour Bordeaux, magnifique pour La Rochelle et le Racing, et qui restera comme l’un des multiplex les plus renversants de ces dernières années.







