L’ASM Clermont a signé une victoire convaincante sur la pelouse de l’UBB samedi dernier, mais cette performance est restée vaine. Malgré ce succès en Gironde, les résultats des autres équipes n’ont pas été favorables, privant les Auvergnats d’une qualification, une désillusion majeure pour les Clermontois.
Si l’équipe a su montrer un visage bien plus séduisant à Bordeaux, le manager Christophe Urios demeure convaincu que la progression globale de son équipe cette saison est insuffisante. Interrogé par *La Montagne* sur le plaisir pris durant l’exercice 2025-2026, sa réponse est sans équivoque : « Je n’en ai pas pris beaucoup, non. Parce qu’on n’a pas cette régularité. Moi, je n’aime pas quand on est très au-dessus, puis très en dessous. »
Avec une franchise habituelle, Christophe Urios explicite son ressentiment : « Moi, je crois beaucoup à la qualité du travail. Je crois beaucoup à la notion de progrès. Je crois beaucoup à la notion d’avancer. Et alors c’est vrai que depuis trois ans que je suis ici, il y a plein de choses qui ont avancé. Mais pour moi, cette saison était celle où on devait confirmer. Et on n’a pas encore complètement confirmé. »
La saison s’est avérée éprouvante sur le plan mental. Entre résultats irréguliers, critiques constantes et tensions au sein du club, le manager admet avoir traversé des phases difficiles : « J’ai eu des périodes de fatigue et de doute dans la saison. » Mais loin de se plaindre, il assume ces turbulences avec détermination : « C’est mon job. Je me sers beaucoup d’une citation de JFK qui dit que « quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent ». Moi, je me ressens comme ça. »
Profondément attaché à l’identité de l’ASM Clermont, Urios souligne l’importance de la passion des supporters : « Je sais que le club est au centre de la ville. Je sais que le club fait partie de ses moyens d’expression. Que les gens sont passionnés et parfois connaisseurs. Ils nous suivent partout et attendent des choses assez simples de la part des joueurs : que l’on se batte. » Il ajoute sans ambages : « Alors oui, on ressent cette passion. Mais je suis venu pour ça et ça me plaît. Je suis très content du travail que l’on fait et de l’évolution que l’on a. Mais je pensais que ça irait plus vite. »
Déjà tourné vers l’avenir malgré la déception, le manager prépare avec le staff la suite de la saison. Après encore une semaine de travail, un lâcher-prise s’annonce : « Ensuite, il sera temps pour moi de couper un peu et de vendre un peu de vin. Parce que j’ai besoin de vendre un peu de vin. » Pourtant, il ne compte pas totalement décrocher.
À propos des phases finales auxquelles l’ASM ne participera pas, Urios confesse même son incertitude quant à les suivre de près : « Franchement, je ne sais pas si je vais les regarder. Nous avons une semaine de bilan. »
Il conclut en martelant ses priorités : « On a besoin de continuer à bosser, et à progresser. Je veux qu’on attaque la saison prochaine avec des idées encore plus claires que celles que l’on avait cette année. Je veux profiter de cette semaine où l’on n’est pas qualifié pour y travailler dessus, avec l’ensemble du staff. »
Ces déclarations trahissent l’état d’esprit lucide et ambitieux d’un Christophe Urios loin d’être satisfait, malgré le sursaut d’orgueil de son équipe à Bordeaux.







