À 23 ans, Maxime Baudonne s’impose déjà comme un pilier essentiel du Racing 92. Ce samedi soir, il a brillé sur la pelouse de Pau, contribuant à la qualification de son club pour les demi-finales du Top 14.
Au-delà de ses performances sportives, le Francilien se distingue par un parcours académique remarquable et un leadership grandissant, qui font de lui une figure montante du rugby français.
### Le joueur clé du Racing 92
Cette saison, Baudonne aura disputé 27 matchs de Top 14, dont 22 comme titulaire — un record au sein de l’effectif de Patrice Collazo.
« Je n’ai raté qu’une rencontre de Challenge Cup. Ça fait une saison bien chargée mais quand on aime jouer, on ne peut être qu’heureux », confie le troisième-ligne, savourant la confiance de son entraîneur.
### Un impact considérable malgré un gabarit modeste
Avec ses 1,90 mètre pour 97 kilos, Baudonne détonne face aux standards physiques habituels des troisième-lignes dominateurs. Pourtant, il excelle dans les airs, impose ses plaquages et enchaîne les courses à haute intensité.
« Justement, comme je suis léger, c’est plus facile de me porter », plaisante-t-il à propos de sa qualité en touche.
### Un parcours scolaire exemplaire
Malgré un emploi du temps chargé par le rugby, Baudonne n’a jamais abandonné ses études. Doué, il a même sauté une classe avant de viser une grande école.
« J’ai toujours eu de bonnes notes, j’ai sauté une classe quand j’étais petit. Comme je suis scientifique, après mon bac passé au lycée Lakanal de Sceaux, j’ai voulu faire une école d’ingénieur, comme ma sœur aînée qui est dans la chimie. Mais il fallait que ce soit en présentiel et j’ai compris que ce ne serait pas possible. Alors j’ai candidaté à l’EDHEC, car je pouvais y suivre les études à distance, et j’ai été pris », explique-t-il au Parisien.
Titulaire d’un bachelor, il prépare actuellement un master en direction commerciale, qu’il espère valider l’an prochain.
### « Aujourd’hui, je suis fier d’avoir tenu bon »
Concilier études supérieures et rugby professionnel n’a pas toujours été simple.
« Les deux premières années, ça allait car j’étais encore espoir et on s’entraîne surtout le soir, mais quand je suis passé pro, c’est devenu plus compliqué. On n’a pas de week-end, puisqu’il y a les matchs, on s’entraîne toute la semaine. Quand je rentrais tout seul chez moi, vers 17 heures, il fallait que je me mette derrière mon ordinateur pour étudier. Ce n’était pas facile, d’autant que, souvent, on est cuit physiquement », confie-t-il.
Aujourd’hui, il mesure l’importance de son parcours scolaire :
« Mais aujourd’hui, je suis fier d’avoir tenu bon. Je ne sais pas encore ce que je ferai après le rugby, mais je sais que j’ai un bagage et que je pourrai saisir des opportunités. »
### Un leader en pleine ascension
Le départ d’Henry Chavancy a fait évoluer les équilibres dans le vestiaire francilien. Baudonne a pris de plus en plus de responsabilités et s’impose comme une voix majeure du groupe.
« Je sens que ça a un peu évolué pour moi cette année. La saison dernière, j’étais plus discret. Je prenais moins la parole dans le groupe. »
Il joue désormais un rôle d’exemple auprès des recrues :
« J’ai le devoir de transmettre cette culture aux nouveaux, aux étrangers. Et je remarque que l’on m’écoute davantage, que l’on me regarde et que l’on me suit. »
### Le XV de France en ligne de mire
Passé par les équipes de France jeunes, Baudonne est désormais tout proche du XV de France. L’hiver dernier, il a été appelé pour la première fois dans le groupe élargi de Fabien Galthié.
« J’étais parti en Guadeloupe car on avait une semaine de vacances. La veille de mon retour, Fabien Galthié m’a appelé dans la liste des 42. Donc je suis passé directement de la Guadeloupe à Marcoussis où je suis resté deux ou trois jours avant de retrouver le club », raconte-t-il.
À ce rythme, le troisième-ligne du Racing 92 semble plus proche que jamais d’une première sélection officielle avec les Bleus.







