Le Stade Rochelais a quitté le Top 14 sur une défaite cinglante. Battus 45 à 5 sur la pelouse du Stade Français lors du barrage à Jean-Bouin, les Maritimes n’ont jamais semblé en mesure de rivaliser face à des Parisiens dominateurs du début à la fin.
Après le match, Ronan O’Gara a assumé ses responsabilités sans détour. Très affecté, le manager irlandais a reconnu que les erreurs avaient commencé dès la préparation du match. « Le premier responsable, c’est moi, parce que c’était mon plan, ma préparation de semaine », a-t-il confié.
Selon lui, le Stade Français a rapidement identifié et exploité les failles rochelaises dès le coup d’envoi. « Le Stade Français a très bien vu quelque chose après le coup d’envoi, ils ont bien exploité ça. Il n’y a pas photo, c’est facile à accepter ce soir, la meilleure équipe a gagné. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour O’Gara : « Dans les trente premières minutes, on a fait 130 plaquages et eux 12. » Cette statistique illustre la domination totale des Parisiens, qui avaient clairement ciblé les points faibles de leur adversaire. L’ancien ouvreur a salué la stratégie parisienne : « Ils ont bien attaqué les rucks, c’était leur cible. Ils ont bien exécuté leur plan. »
Au-delà du plan de jeu, c’est surtout un manque d’énergie qui a préoccupé O’Gara. Après des mois à courir après la qualification, son équipe semblait à bout de souffle. « On a joué contre une équipe avec plus d’énergie, pas avec plus d’envie. » Il déplore l’incapacité de son équipe à faire douter son adversaire : « Même s’il n’y avait que 7-0, on ne leur a jamais fait mal mentalement. On ne les a jamais fait douter. »
Chaque erreur était immédiatement sanctionnée, Paris concrétisant systématiquement ses opportunités. « À chaque demi-opportunité, ç’a fini avec un essai. Quand c’est votre soirée, c’est votre soirée… »
Très marqué, Ronan O’Gara n’a pas caché sa colère et sa frustration. « Je dois féliciter leur staff, ils ont bien vu les faiblesses dans notre jeu. Finir comme ça, c’est un peu la honte pour moi, mais je peux comprendre. On a manqué d’énergie, il n’y avait pas suffisamment de jus dans les jambes ce soir. »
Malgré ce revers, le manager rochelais entrevoit déjà les axes d’amélioration. La conquête, notamment, a été largement dominée par les Parisiens. « Il y a certaines choses qu’il est nécessaire d’analyser, comme la touche et la mêlée. Mais les joueurs ont fait beaucoup de bonnes choses. »







