Le dossier Arthur Coville continue de susciter de nombreuses discussions au RC Vannes. Pour la première fois, Olivier Cloarec, président du club breton, est sorti du silence pour éclairer les coulisses de ce feuilleton qui s’étire depuis plusieurs mois, avec une issue toujours incertaine.
Le dirigeant espère désormais conclure rapidement un accord avec Provence Rugby et le demi de mêlée afin de « tourner définitivement la page ».
### Un intérêt ancien et une prise de contact en 2025
Le RC Vannes suit Arthur Coville depuis plus d’un an. « Arthur Coville, c’est un joueur que je connais bien, qui a été formé à Vannes et avec qui j’ai des échanges régulièrement depuis maintenant des années », confie Olivier Cloarec à *Le Télégramme*. Dès le printemps 2025, le président vannetais s’était rapproché du joueur pour étudier un retour anticipé en Bretagne. « Dès le mois de mars 2025, j’ai un échange avec lui sur le fait qu’on cherche un numéro 9 dès cette saison. Il me dit : ‘J’ai encore une saison, mais Vannes et son projet m’intéressent toujours autant’ ».
Malgré une proposition financière formulée à Provence Rugby pour libérer prématurément Coville, cette dernière a été refusée. « Denis Philipon me dit : ‘Fais-moi une proposition financière pour le libérer de son contrat’. C’est ce que j’ai fait. Ils ont finalement préféré le conserver parce qu’Arthur est un joueur important dans leur effectif », explique le président du RCV.
### Signature d’un précontrat puis revirement inattendu
Au cours de l’été, les négociations ont abouti à la signature d’un précontrat de trois ans entre le club breton et le joueur. Mais quelques semaines plus tard, la situation s’est brusquement compliquée. « On trouve un accord et on signe un précontrat de trois ans. Deux mois plus tard environ, il revient vers moi pour me dire que finalement, il se pose des questions et qu’il ne se projette plus de la même façon à Vannes et que son souhait est de rester à Provence », rapporte Olivier Cloarec.
Un retournement de situation que le président vannetais n’avait pas anticipé : « Je ne m’attendais pas à ça mais ça fait partie de la vie d’un sportif. Ce n’est pas le premier, ce n’est sans doute pas le dernier. »
### Les négociations se poursuivent, un accord espéré
Le dossier reste officiellement ouvert. Le précontrat contient en effet des clauses permettant à Arthur Coville de se dégager sous certaines conditions, notamment financières. « Il y a des conditions dans son précontrat, il peut s’en sortir avec une clause financière à régler. Il suffit de trouver un accord », précise Cloarec, qui se montre optimiste : « On a repris les discussions avec Arthur et avec le club. J’espère qu’on trouvera un accord dans les prochains jours pour mettre fin à l’épisode Arthur Coville et que chacun ne reparte pas fâché dans ses nouvelles aventures. »
### Une issue incertaine mais une porte reste ouverte
Si le joueur semble pour l’instant vouloir poursuivre son aventure à Provence Rugby, le président du RC Vannes rappelle que « le précontrat reste pleinement valable ». « Arthur Coville peut nous dire demain : ‘J’ai signé un précontrat, je vais le respecter, et j’arrive à Vannes’. Ça peut arriver », insiste Olivier Cloarec avant de souligner la dimension juridique du dossier : « Le précontrat a été signé, il s’est engagé trois ans avec nous. »
Cette déclaration confirme que le RC Vannes n’a pas renoncé à faire valoir ses droits, dans un dossier devenu particulièrement sensible.
### Silence pendant les phases finales, priorité à l’apaisement
Le président vannetais confirme avoir volontairement mis le dossier de côté durant les phases finales de Pro D2. « Je n’ai jamais évoqué le dossier Arthur Coville et je pense qu’il était intelligent de ne pas communiquer là-dessus les semaines passées. On le sait depuis un moment qu’on avait cette opportunité de jouer contre Provence en finale avec ce dossier Arthur Coville. Et on était d’accord avec le président de Provence (Denis Philipon) pour dire que c’était un dossier qu’on n’avait pas besoin d’évoquer tout de suite et qu’on y regarderait plus tard. On a repris les discussions avec Arthur et avec le club », explique Cloarec.
### Vers un règlement rapide ?
Le président vannetais reste confiant : « Je pense qu’on trouvera un accord. Nous, on a ouvert la porte à la discussion. Et s’ils en font de même, j’espère qu’on trouvera très vite un accord. »
Enfin, il revient sur la polémique entre Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby, et Jean-Noël Spitzer, directeur sportif du RCV, autour du statut d’Arthur Coville. « Jean-Noël Spitzer a dit, il y a un mois peut-être, qu’Arthur fera partie, à date, de l’effectif la saison prochaine, ce qui est vrai. Il s’est engagé avec nous et son précontrat n’est pas rompu aujourd’hui. Donc je comprends que Jean-Noël ait dit ça. Philippe Saint-André lui a répondu quelque temps après. Ce n’était pas mon boulot d’entrer dans cette polémique. Jean-Noël a sorti ça, Philippe Saint-André lui a répondu : un partout, balle au centre. On s’est très vite mis d’accord avec les dirigeants de Provence pour écarter ce dossier et que ça ne vienne pas polluer ces phases finales qui sont un moment exceptionnel pour tout le monde. »
Le feuilleton Arthur Coville est donc loin d’être terminé, mais un dénouement pourrait intervenir dans les jours à venir, mettant fin à plusieurs mois d’incertitudes.







