Vingt-quatre heures après la lourde défaite du Racing 92 face au Stade Toulousain en demi-finale du Top 14 (71-17), le président jacky Lorenzetti est resté marqué par cette « humiliation » difficile à digérer.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, le dirigeant francilien a livré un constat sévère de la prestation de son équipe, qualifiant cette déroute de « cataclysme » et soulignant qu’il s’agit de « l’un des pires souvenirs » de ses vingt ans à la tête du club.
Dès le début, Lorenzetti a salué la performance toulousaine : « Il n’y a pas photo. Il faut féliciter les Toulousains, qui ont fait un super match. » Mais ses critiques envers son équipe sont sans appel : « On a vu un grand Toulouse contre un petit Racing. » Selon lui, la fatigue accumulée ces dernières semaines a pesé lourdement sur les joueurs franciliens, entraînant une perte nette de vitesse et de réactivité : « On a bien vu qu’on était beaucoup moins rapides, moins vifs sur les ballons. »
La suite de son analyse ne laisse aucune place à l’excuse : « Derrière ça, on a subi une véritable humiliation, un cataclysme, une catastrophe, tout ce qu’on veut. » Pour le président, cette défaite vient ternir une saison jusque-là « belle » et prometteuse : « Ce qui est dommage, c’est que cette défaite ternit un peu une belle saison. »
Lorenzetti n’a pas hésité à qualifier cette demi-finale comme « probablement le pire match que j’ai vu du Racing » depuis son arrivée. Le traumatisme est renforcé par les graves lacunes défensives affichées par son équipe : « Nous prenons dix essais. En défense, nous avons été inexistants, une vraie passoire. » Plus encore, il déplore l’attitude de ses joueurs face aux Toulousains : « Nous les avons regardés jouer, même. »
Malgré cette gifle, le patron du club refuse de remettre en cause le projet engagé la saison dernière. Avec seize changements dans l’effectif et un nouveau staff technique, le Racing a choisi de miser sur une jeunesse prometteuse et la formation : « Nous sommes partis dans une stratégie axée sur la jeunesse, la formation et la mentalité. »
Enfin, Jacky Lorenzetti a tenu à rappeler la philosophie actuelle du club, centrée sur des valeurs fortes : « Je crois que le temps n’est plus aux excès. » Et de conclure : « Le choix que nous avons fait est de privilégier l’amour du maillot, l’envie du collectif et l’aventure humaine plutôt que les pépettes. »
Malgré l’humiliation face à Toulouse, le président reste convaincu que le Racing 92 a pris la bonne direction, espérant que cette nouvelle stratégie portera ses fruits dès la saison prochaine.







