Samedi prochain à 21h05 au Stade de France, Toulouse et Montpellier s’affronteront pour décrocher le Bouclier de Brennus. Au cœur de cette finale tant attendue, un homme vivra un moment unique : Luc Ramos.
À 35 ans, l’arbitre occitan dirigera pour la première fois de sa carrière la finale du Top 14, une reconnaissance majeure pour celui qui officie au plus haut niveau depuis 2019.
« Quand on m’a annoncé la nouvelle, j’ai été envahi par un sentiment de fierté », confie Luc Ramos à Midi Olympique. Cette nomination, il la perçoit avant tout comme une récompense du travail fourni au fil des saisons. « Je le prends comme une reconnaissance de mon travail depuis plusieurs saisons. » Saluant également ses confrères, il ajoute : « D’autres auraient mérité d’être nommés, il faut également le dire. »
Réputé parmi les meilleurs arbitres français, Ramos avoue que cette finale constituait un objectif personnel. « Bien évidemment qu’officier lors d’une finale de Top 14 était un objectif de carrière. C’est le Graal. » Mais l’arbitre reste humble et pragmatique : « Si quelqu’un d’autre avait été choisi, je ne l’aurais pas vécu comme une déception. »
Les préparatifs ont déjà commencé : dès lundi, Luc Ramos entamera les premiers échanges avec les staffs de Toulouse et Montpellier. « Les contacts vont se faire dès ce lundi afin de caler des rendez-vous. Le but est de limiter l’indiscipline des deux côtés mais surtout qu’ils comprennent par la suite nos décisions. »
Ces discussions en amont sont essentielles pour anticiper certaines situations de jeu. « C’est toujours plus simple quand on connaît un peu les ambitions de chacun. Quand tu as un temps d’avance, tu te facilites souvent le travail. Cela nous permet de ne pas être surpris. »
Après avoir été arbitre de touche lors de la finale de la saison dernière, Luc Ramos franchit un cap décisif. À seulement 35 ans, le Biterrois s’apprête à vivre le moment le plus important de sa carrière, dans une finale qui oppose deux clubs de sa région. Fidèle à sa discrétion, il espère surtout réussir sa mission sans faire de vagues. Et, comme souvent, c’est sans doute le meilleur signe d’un arbitrage réussi.







