Auteur d’une saison remarquable avec la Section Paloise, Hugo Auradou s’est imposé comme l’un des joueurs les plus réguliers du Top 14. Pourtant, à seulement 22 ans, le deuxième ligne international refuse de se considérer comme arrivé à maturité.
Le jeune Béarnais estime en effet avoir encore de nombreux aspects à améliorer afin de franchir un nouveau cap, aussi bien avec Pau qu’en équipe de France. Malgré les nombreux éloges reçus ces derniers mois, il préfère retenir la progression collective de son équipe.
Reconnaissant avoir réalisé « l’exercice le plus abouti de sa carrière », Auradou confie à Sud-Ouest : « Depuis que je suis arrivé à la Section, je monte un peu en puissance de manière assez linéaire. Je peux m’exprimer plus longtemps sur le terrain, ça me permet de prendre un peu de leadership. C’est sûrement ma meilleure saison. »
S’il est devenu l’un des leaders du paquet d’avants palois, l’international français sait qu’il lui manque encore des armes pour performer durablement au plus haut niveau. Il vise notamment une amélioration de son rendement sur les fins de rencontres. « Il faut que je continue à progresser physiquement afin d’être plus à l’aise dans les fins de match. Je dois me développer pour que la fatigue arrive plus tard, continuer à prendre de bons kilos, un peu de masse », explique-t-il.
La discipline représente un autre point à travailler. Cette saison encore, plusieurs cartons jaunes ont entaché certaines de ses prestations. Un aspect qu’il souhaite corriger rapidement : « J’ai pris trois cartons jaunes cette saison. Dans un championnat avec des matchs aussi disputés, ça pèse sur l’équipe. Il y a clairement un axe de progression là-dessus. »
Pour continuer son ascension, Hugo Auradou s’inspire des meilleurs. Il cite notamment un cadre du XV de France comme modèle : « Parmi les joueurs actuels, Thibaud Flament, forcément. Il est vraiment excellent. » Cette référence en dit long sur les ambitions du jeune deuxième ligne.
Convoqué pour le Championnat des Nations, Auradou aborde cette nouvelle étape avec enthousiasme, mais sans se projeter trop loin dans l’avenir. Alors que certains pensent déjà à la Coupe du monde 2027, il préfère rester concentré sur le présent : « Donc je veux juste continuer à enchaîner les bonnes performances en club et progresser. Quand j’ai la chance d’être en équipe de France, je prends tout ce que je peux. »
Cette posture résume parfaitement l’état d’esprit du Palois : profiter des opportunités qui se présentent tout en poursuivant sa progression, étape après étape.







