Maxime Lucu s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure avec le maillot tricolore. Le demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles a été nommé capitaine du XV de France pour le lancement du tout nouveau Championnat des nations. À 32 ans, il mènera les Bleus lors du premier affrontement de la compétition, face à la Nouvelle-Zélande, le 4 juillet prochain.
Avant de s’envoler pour l’Australie avec le groupe, Lucu a confié à L’Équipe l’honneur que représente ce rôle : « C’est une fierté de porter le maillot de l’équipe de France, de faire partie de cette aventure depuis quelques années maintenant. C’est une étape en plus, une opportunité d’avoir un rôle différent et de partir avec un groupe pour aller défier des grandes nations. »
Le Bordelais mesure pleinement la portée de cette responsabilité : « Être capitaine de l’équipe de France, notamment pour ce premier match, c’est forcément quelque chose de gratifiant personnellement. C’est la suite du chemin que je suis en train de prendre depuis maintenant quelque temps. Je suis très heureux et très excité. »
Cette première édition du Championnat des nations donne une nouvelle dimension à la tournée estivale. Pour Lucu, il ne s’agit pas seulement d’enchaîner les matchs internationaux mais bien d’aller chercher un titre. « Là, c’est une compétition, on a quelque chose à aller gagner au bout. En tant que compétiteur, on a toujours envie de gagner des choses. »
Le défi s’annonce toutefois immense, avec un déplacement chez les All Blacks dès la première journée. « On a des matches à préparer, notamment un premier qui est très costaud, et on verra ce qui se passera par la suite. Ça fait un petit moment qu’on bosse avec le même groupe d’une cinquantaine de mêmes joueurs donc on trouve des automatismes. On l’a vu avec les trois-quarts derrière. On prend beaucoup de plaisir aux entraînements. »
Bien que plusieurs joueurs de l’UBB fassent partie du groupe France, Lucu préfère insister sur la richesse collective : « Je ne me focalise pas uniquement sur les Bordelais. L’équipe de France, ce n’est pas ça, c’est justement s’ouvrir sur ce qui se fait ailleurs, prendre des conseils et surtout profiter à fond de ces moments-là parce qu’on a énormément à apprendre de chacun. »
Il apprécie néanmoins de retrouver des visages familiers. « Avoir des têtes connues, c’est facile au quotidien. Mais c’est bien aussi de connaître ce qui se fait à côté pour trouver des automatismes dans ces semaines de préparation. »
Et il conclut sur une note optimiste : « On voit qu’il y a beaucoup de potentiel. »
Tous les regards sont désormais tournés vers Christchurch, où Maxime Lucu aura l’honneur de guider les Bleus face à la Nouvelle-Zélande pour l’ouverture du Championnat des nations.







