À quelques jours de la finale du Top 14 face au Stade Toulousain, Domingo Miotti s’impose comme l’un des piliers du Montpellier Hérault Rugby, un parcours que personne n’aurait anticipé il y a un an.
Le manager montpelliérain Joan Caudullo admet sans détour son erreur de jugement sur l’ouvreur argentin, aujourd’hui devenu un leader incontournable de l’équipe.
« L’année dernière, j’avais zéro confiance en lui », confesse-t-il dans Midi Olympique. « Je le lui ai dit après la demie. Parfois, il faut dire quand on se trompe. »
Il y a douze mois, Miotti sortait d’une saison quasiment blanche, minée par des problèmes physiques, et son avenir au MHR paraissait incertain. Après un été consacré à soigner son genou en Argentine, le Puma a retrouvé toute sa puissance. Cette saison, il totalise 27 matches joués et 284 points inscrits, avec une performance parfaite face aux perches en demi-finale contre le Stade Français, contribuant également au sacre européen de Montpellier en Challenge Cup.
Pour Joan Caudullo, Miotti est devenu le symbole même de la renaissance héraultaise. « Il ressemble à l’état d’esprit de Montpellier, c’est-à-dire qu’il n’a rien lâché. Il m’avait affirmé que je m’étais trompé, je lui avais dit que ce n’était pas le cas. Il m’a fait comprendre depuis qu’il n’était pas mort alors que je l’avais enterré pourtant. J’avais fait le trou, et tout… Il est resté là. Aujourd’hui c’est notre meilleur 10, un de nos meilleurs joueurs. »
Le manager conclut avec affection : « Je suis d’autant plus content que c’est un sacré mec. Ça me fait plaisir de pouvoir l’aligner tous les week-ends. » L’association Miotti – le demi de mêlée Ali Price, qu’il connaît déjà de Glasgow, est aujourd’hui l’un des atouts majeurs du MHR cette saison.
Mais Domingo Miotti n’est pas le seul Argentin à faire parler de lui à Montpellier. Justo Piccardo, arrivé l’été dernier des Pampas XV – où il évoluait encore en championnat semi-professionnel argentin – est rapidement devenu l’une des révélations du Top 14.
En 19 matches, le trois-quarts centre a déjà inscrit dix essais, réalisé dix franchissements, battu 42 défenseurs et affiche un taux de 87 % de plaquages réussis.
« C’est un joueur international, même si je me tue à lui dire que c’est un joueur qui fait sa première année professionnelle, parce qu’il était amateur l’année dernière », souligne Caudullo. « Il faut arriver à bien le gérer. Il a déjà un gros point fort et c’est important en Top 14 d’avoir un gros point fort. Il est au niveau pour y jouer. »
De retour de blessure, Justo Piccardo devrait une nouvelle fois débuter sur le banc face au Stade Toulousain. Mais son profil de perforateur pourrait peser lourd si Montpellier parvient à rester au contact en seconde période.







