Les protocoles de commotion et les sanctions contre les plaquages dangereux continuent de diviser le monde du rugby. Si certains jugent les règles trop strictes, Gaël Fickou et Sacha Valleau insistent sur la nécessité de préserver la santé des joueurs.
Pour ces deux anciens internationaux, il est utopique d’éliminer entièrement les chocs à la tête, mais les récentes évolutions réglementaires vont dans la bonne direction.
**Gaël Fickou : « Les mentalités ont évolué »**
Le trois-quarts centre reconnaît que les contacts à la tête sont inévitables dans un sport aussi physique, mais il souligne que le durcissement des sanctions a modifié les comportements sur le terrain. Lors du podcast *Rugby Confidential*, il déclarait :
« Les règles ne protègent pas réellement car dans tous les cas, tu prends le contact. Ce qui est bien, c’est que ça te sensibilise à ne pas faire ce genre de faute car tu prends une sanction grave derrière, un carton jaune ou un carton rouge selon le degré de dangerosité et tu mets ton équipe en difficulté. Puis ensuite tu passes en jugement et tu peux prendre plusieurs semaines de suspension selon la dangerosité du contact. »
Selon lui, les collisions font partie intégrante du rugby : « Des contacts, il y en aura toujours, c’est un sport qui est comme ça, on ne peut pas toujours tout contrôler. Mais on évite que ça se reproduise fréquemment. »
Fickou observe d’ailleurs une nette amélioration ces dernières saisons : « Tout s’est beaucoup amélioré ces dernières années. Il y a eu beaucoup de laisser-aller les années précédentes mais depuis deux ou trois saisons, on a vraiment mis le curseur sur cela pour protéger les joueurs et pour que ça se passe bien. »
**Sacha Valleau : « La santé des joueurs doit primer »**
L’ancien joueur partage ce constat tout en comprenant que certaines décisions arbitrales suscitent parfois de l’incompréhension. Il rappelle que certains contacts sont impossibles à éviter :
« J’ai deux avis. Je suis totalement d’accord pour dire qu’il y a des chocs à la tête que nous ne pouvons pas éviter car ça reste du rugby et qu’il y a une part d’imprévu, d’aléas, des circonstances atténuantes. Il y a des gabarits très différents aussi. Parfois c’est très compliqué pour un mec très grand de plaquer un mec plus petit. Parfois, je peux comprendre qu’il y ait de la frustration. »
Mais pour Valleau, la priorité demeure la protection des joueurs :
« L’objectif numéro 1 que j’ai car j’ai été joueur, c’est qu’on doit diminuer le nombre de commotions car c’est quand même très grave dans le rugby. Le cerveau est un organe très important. Je trouve cela bien que l’on protège le plus possible les joueurs. Les jeunes ont des gabarits de plus en plus impressionnants donc il faut être vigilant. »







