
Le Stade Toulousain a une nouvelle fois marqué l’histoire du rugby français. Vainqueurs de Montpellier (28-20) en finale du Top 14, les Rouge et Noir ont décroché un quatrième Bouclier de Brennus consécutif.
Quelques minutes après le sacre, Romain Ntamack avait encore du mal à mesurer l’ampleur de l’exploit via L’équipe.
Une émotion encore difficile à réaliser
Le demi d’ouverture toulousain a d’abord reconnu que les émotions étaient encore difficiles à décrire.
« Oui, c’est toujours pareil. À chaque fois, ce sont des sentiments particuliers, différents. En tout cas, jusqu’à maintenant, il n’y a pas encore une grosse euphorie. J’ai l’impression qu’il y a un gros sentiment de soulagement, de joie d’avoir fini la saison aussi. Parce que c’était une saison longue. Mais j’ai l’impression que chaque année, c’est de plus en plus dur. »
Le sixième Bouclier de Brennus de sa carrière prendra sans doute encore un peu de temps avant d’être pleinement assimilé.
« Il y a eu beaucoup de fatigue aussi à la fin du match. C’est pour ça qu’il n’y a pas eu une grosse effusion de joie, ça va monter petit à petit, quand on va prendre un peu conscience chacun de ce qu’on a réalisé. C’est assez exceptionnel de l’avoir réalisé. C’est indescriptible. Je n’arrive pas trop à trouver les mots pour décrire cette génération. Il va falloir en trouver ou en inventer, je ne sais pas. »
L’expérience a encore fait la différence
Pour Romain Ntamack, le vécu des précédentes finales a joué un rôle essentiel lorsque Montpellier est revenu dans la partie après la pause.
« Oui, ça a en tout cas payé en deuxième mi-temps. Parce que malgré tout, même si on a une belle avance au score à la mi-temps, on sait très bien comment ça se passe. On s’était dit qu’il fallait marquer les premiers. On prend un essai à la 41e. Donc ce n’est pas l’idéal pour démarrer la deuxième mi-temps. »
Malgré la pression montpelliéraine, les Toulousains ont conservé leur calme.
« Puis Montpellier a enclenché une dynamique. On ne s’est pas affolés. Malgré le fait d’avoir fait pas mal d’erreurs, on est restés soudés. On s’est accrochés, on s’est envoyés, alors qu’on était tous au bout du rouleau. Mais grâce à notre expérience, on a gardé cette infime avance. »
Avant de conclure en mettant une nouvelle fois en avant la force collective du groupe.
« Mais encore une fois, ce groupe-là est tellement soudé, tellement unique, que l’avance qu’on avait au score en première mi-temps nous a permis d’avoir ce matelas. »
Ugo Mola pense déjà à la suite
Même au lendemain d’un exploit historique, Romain Ntamack sait déjà que son manager trouvera rapidement un nouveau défi pour maintenir son groupe au sommet.
« Je suis inquiet avec Ugo Mola. Je sais déjà exactement ce qu’il va nous dire à la prépa. Il va trouver les mots pour nous motiver. Le groupe restera quasiment le même l’année prochaine. Il faudra encore trouver les ressources. »
Avant de conclure avec le sourire.
« On se projettera sur la saison prochaine quand il le faudra. C’est très dur de se projeter. Ugo ne nous a rien dit après le match. Mais je pense que d’ici une heure, il va nous en parler. »







