
Montpellier sort de l’une des plus belles saisons de son histoire récente. Sacré en Challenge Cup et finaliste du Top 14, le club héraultais aborde désormais un nouveau défi : confirmer.
Une mission loin d’être anodine pour une équipe qui garde encore en mémoire ce qu’il s’était passé après son titre de champion de France en 2022.
Une leçon que Montpellier n’a pas oubliée
À l’époque, le Bouclier de Brennus avait été suivi d’une immense euphorie.
Les célébrations s’étaient prolongées pendant plusieurs semaines, avant que le MHR ne retombe brutalement sur terre.
Décompression, début de saison raté, changements d’entraîneurs puis lutte pour le maintien : en l’espace de deux ans, Montpellier était passé du sommet à un access-match décisif pour rester en Top 14.
Ce souvenir reste aujourd’hui dans toutes les têtes.
La différence cette fois ? Les Héraultais n’ont pas remporté le championnat. Malgré une très belle prestation en finale, ils se sont inclinés face au Stade Toulousain. Une frustration que le staff espère transformer en moteur.
Joan Caudullo estime justement, via Midi Olympique, que cette défaite peut devenir une force.
« Le fait de ne pas avoir gagné sera une source de motivation. On se demande souvent comment Toulouse parvient à conserver cette motivation pour gagner chaque année. Mais c’est simple : quand on a goûté à ce que nous avons vécu la saison dernière, on a forcément envie d’y retourner, de revivre les mêmes choses. La décompression de 2022 est peut-être venue du fait que nous manquions d’expérience. Nous n’avions jamais vécu cela auparavant. Aujourd’hui, nous n’avons pas été champions de France, mais nous avons réalisé une grande saison. Il faut désormais transformer cette frustration en motivation. »
Un calendrier qui ne laissera aucun répit
Cette saison, Montpellier ne pourra pas se concentrer uniquement sur le Top 14.
Grâce à son excellent exercice précédent, le MHR retrouve la Champions Cup avec un groupe particulièrement relevé composé de Bath, Northampton, des Bulls de Pretoria et de Cardiff.
Un changement de dimension assumé par le manager montpelliérain.
Le club ne compte pas sacrifier la Coupe d’Europe.
« La Champions Cup sera compliquée, surtout qu’on a envie de s’y frotter et de la jouer. Ce sera évidemment assez compliqué de gérer les deux tableaux. On fera moins jouer des jeunes qui n’ont pas encore le niveau, pour voir ce qu’ils peuvent donner. Après, on a beaucoup de joueurs non-Jiff, comme l’année dernière. Pour nous, la Champions Cup est importante parce que ça va nous permettre d’avoir des matchs de très haut niveau. »
Un effectif plus armé que par le passé
Si Montpellier affiche autant d’ambition, c’est aussi parce que son effectif s’est encore renforcé.
Les arrivées de Reda Wardi, Ruben Van Heerden, Sébastien Bézy, Adam Hastings et Dimitri Delibes viennent densifier pratiquement toutes les lignes.
À cela s’ajoutent plusieurs joueurs qui devraient retrouver un rôle important après avoir été freinés par les blessures ou la concurrence, comme Ricky Riccitelli, Luka Japaridze, Bastien Chalureau, Langi Gleeson, Alexis Bernadet, Justo Piccardo, Lennox Anyanwu ou encore Stuart Hogg.
Cette profondeur de banc nourrit les ambitions du staff.
« Nous avons aussi la chance de disposer d’un effectif riche, en qualité comme en quantité. »
Après avoir retrouvé les sommets, Montpellier sait désormais que le plus difficile commence. Cette fois, le MHR ne veut plus seulement réussir une grande saison. Il veut s’installer durablement parmi les candidats aux phases finales et prouver que l’embellie de 2025-2026 n’était pas un simple feu de paille.






