
Le Stade Toulousain a décroché samedi soir un quatrième Bouclier de Brennus consécutif en dominant Montpellier (28-20) au Stade de France.
Si les statistiques montrent que le MHR a longtemps eu la possession et l’occupation, Jean-Baptiste Élissalde estime via L’équipe que la finale s’est jouée ailleurs.
Pour le consultant de L’équipe, Toulouse a tout simplement battu Montpellier… sur les secteurs où les Héraultais excellent habituellement.
« Toulouse a gagné sur les points forts de Montpellier »
Pour Jean-Baptiste Élissalde, le succès toulousain s’explique avant tout par la capacité des Rouge et Noir à répondre présents dans les domaines où le MHR domine généralement ses adversaires.
« Les Toulousains ont remporté cette finale parce qu’ils ont presque été meilleurs sur les points forts de Montpellier. D’abord en mêlée, c’était assez partagé alors qu’on aurait pu penser que celle du MHR était bien plus forte. Toulouse a fait plus que jeu égal dans ce domaine et a même récupéré une ou deux pénalités qui lui ont fait beaucoup de bien. »
L’ancien demi de mêlée poursuit ensuite son analyse sur les autres secteurs clés du match.
« Sur les rucks, où Montpellier a été la meilleure équipe toute la saison, les Toulousains ont dominé le jeu au sol, avec notamment l’incontournable Jack Willis mais aussi Manny Meafou. Troisième point : la conquête aérienne. En touche, Montpellier n’a eu que très peu d’occasions, si ce n’est aucune, de mettre en place ses ballons portés. »
Une finale remportée dans les dix derniers mètres
Pour le consultant, le réalisme toulousain a également fait toute la différence.
Selon lui, c’est dans les derniers mètres que les champions de France ont construit leur quatrième titre consécutif.
« Enfin, Toulouse a gagné sa finale dans ses dix derniers mètres. Alors est-ce que c’est Montpellier qui l’a perdu à cet endroit-là ou Toulouse qui l’a gagné ? Je dirais plutôt la seconde option. Montpellier est rentré 11 fois dans les 22 mètres adverses pour moins d’un point marqué. En plus de l’envie d’égaler ses glorieux anciens, ce Stade Toulousain 2025-2026 était en mission pour remettre en question les points forts de son adversaire. »
Un hommage à Montpellier malgré la défaite
Élissalde refuse toutefois de réduire cette finale à une démonstration toulousaine.
Il souligne la qualité de la prestation montpelliéraine malgré l’issue de la rencontre.
« Montpellier gagne 14 à 3 la deuxième période et a eu plus d’occupation que Toulouse en finale de Championnat. Qui aurait pu le penser ? Pas grand monde… Il faut aussi tirer un coup de chapeau aux Montpelliérains. Malheureusement, ce manque de réalisme et le fait d’être moins performants sur leurs qualités ont coûté cher. »
Avant de conclure en expliquant que cette culture de la victoire fait aujourd’hui toute la différence.
« On n’a pas toujours vu dans ce match le Stade Toulousain hyper dominateur mais il a encore gagné. Ils sont dans cette spirale de victoire. Ils ont la chance d’avoir énormément de talent avec énormément de compétiteurs et beaucoup de leadership. Quand tu commences à gagner des trophées, tu en veux toujours plus. Le levier activé d’aller chercher le quadruplé cette saison a fonctionné à plein. Il reste celui du quintuplé. J’imagine que ce seront les premiers mots du staff d’Ugo Mola. »
Enfin, l’ancien international français adresse un message d’encouragement au MHR.
« Pour Montpellier, que je connais bien aussi, ce n’est pas parce que tu vas toucher les étoiles qu’il faut tout remettre en question les mois qui suivent si ça vient à mal se passer. C’est encore un jeune club qui multiplie les apparitions. C’est le seul club qui a remis en question l’hégémonie toulousienne sur les sept dernières années (avec leur titre en 2022) et il n’était pas loin de le faire encore cette année. À eux de continuer dans cette direction-là. »






