
Montpellier est longtemps resté dans le match face au Stade Toulousain, samedi soir, mais plusieurs opportunités majeures ont échappé aux Héraultais. Dans une finale qui s’est jouée sur les détails, le MHR a laissé filer des situations qui auraient pu changer le scénario de la rencontre.
Face à une équipe toulousaine redoutablement réaliste, les joueurs de Joan Caudullo ont multiplié les incursions dans le camp adverse sans parvenir à convertir leurs temps forts. Une inefficacité qui a lourdement pesé dans la balance.
Les occasions étaient là… mais Montpellier ne les a pas saisies
Les Héraultais ont pourtant bénéficié de nombreuses munitions à proximité immédiate de l’en-but toulousain. Cinq pénaltouches dans les 22 mètres adverses n’ont toutefois rapporté aucun point.
Les difficultés se sont accumulées au fil de la rencontre : touche perdue, maul sanctionné, ballon gratté au sol, maul stoppé puis lancer manqué dans les derniers instants. À six minutes de la fin, une nouvelle touche à cinq mètres de la ligne toulousaine s’est envolée après un lancer trop haut de Christopher Tolofua pour Alexandre Bécognée, laissant sans doute passer la dernière véritable occasion de relancer le suspense.
Une arme habituelle devenue inefficace
Tout au long de la saison, le maul avait pourtant constitué l’une des principales forces du MHR. Avant cette finale, Montpellier figurait parmi les équipes les plus performantes du Top 14 dans ce secteur avec 17 essais inscrits sur ballon porté.
Mais cette fois, le Stade Toulousain a parfaitement contenu cette arme. Les Rouge et Noir ont su repousser les mauls montpelliérains ou provoquer des fautes au moment opportun.
Même lorsque les Héraultais ont décidé de changer d’option en jouant rapidement deux pénalités à cinq mètres, ils n’ont pas trouvé la faille. Jack Willis est venu gratter un ballon capital près de son en-but sur la première tentative, avant qu’un en-avant de Léo Coly ne mette un terme à la seconde.
Deux éclairs… mais trop peu
Paradoxalement, les deux essais montpelliérains sont arrivés lorsque le MHR a choisi d’écarter le jeu et d’attaquer la défense toulousaine avec davantage de vitesse.
Les franchissements de Ngandebe, sur l’action conclue par Piccardo, puis la feinte de passe de Léo Coly ont permis aux Héraultais de trouver enfin des espaces. En revanche, lorsqu’ils ont insisté dans le défi frontal, Toulouse est resté infranchissable.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Le contraste entre les deux équipes est particulièrement frappant. Montpellier est entré à quatorze reprises dans les 22 mètres toulousains pour seulement 20 points inscrits.
Le Stade Toulousain, lui, ne s’est infiltré que six fois dans le camp adverse… pour marquer 28 points.
Après la rencontre, Joan Caudullo a regretté le manque d’efficacité de son équipe près de la ligne adverse.
« Je trouve qu’on a manqué de précision proche des lignes, alors que c’était un de nos points de force sur la saison. »
Lenni Nouchi a lui aussi reconnu que le MHR n’avait pas su retrouver son efficacité habituelle dans les moments décisifs.
« On ne passe pas loin. Notre force toute l’année était de marquer quand on entrait dans le camp adverse et là on ne l’a pas fait, comme on ne l’avait pas fait contre le Stade Français. C’était passé contre Paris, mais pas Toulouse. »







