
Le Sporting Club Salonais est au cœur d’une affaire particulièrement sensible.
Les joueuses de la section féminine ont lancé, ce lundi, une pétition afin de demander des sanctions après des faits qu’elles jugent extrêmement graves. Elles dénoncent des atteintes à leur intimité qui se seraient produites il y a plusieurs mois dans les vestiaires du club.
Des images auraient été filmées puis diffusées
Dans leur pétition publiée sur la plateforme Change.org, les joueuses évoquent « des situations graves d’atteinte à (leur) intimité ».
Selon leur témoignage, des images auraient été captées à leur insu dans les vestiaires et les douches avant d’être diffusées dans des groupes de conversation privés.
D’après RugbyInterview, les personnes mises en cause seraient des joueurs de la section masculine du même club.
Les joueuses réclament des sanctions
À travers cette pétition, les joueuses demandent à la Fédération française de rugby ainsi qu’à la Ligue Sud d’intervenir.
Elles réclament notamment :
- l’ouverture d’une enquête interne indépendante ;
- la mise en place de mesures conservatoires ;
- d’éventuelles sanctions si les faits sont établis ;
- un rappel strict des règles concernant le respect de la vie privée et de l’intimité.
Les signataires expliquent leur démarche.
« Cette démarche vise à garantir que la vérité soit établie dans un cadre officiel et que les valeurs du rugby soient pleinement respectées. Le développement du rugby féminin ne peut être pleinement crédible que s’il s’accompagne d’une protection effective des joueuses et d’un soutien sans faille face à de tels faits et face aux personnes potentiellement mises en cause. »
Une enquête de police est en cours
Dans un communiqué publié lundi, la section féminine du Rugby Club Salonnais précise que l’affaire a désormais été transmise aux services de police.
Une enquête est actuellement en cours.
Les joueuses appellent par ailleurs à la retenue.
« Nous ne souhaitons pas qu’il y ait d’incitation à la haine, de jugements hâtifs ou de spéculations. Laissons la justice faire son travail et attendons les conclusions de l’enquête. »
À ce stade, les circonstances précises des faits et les éventuelles responsabilités restent à établir par les enquêteurs. Aucune conclusion judiciaire n’a été rendue et les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.







