
Christchurch restera comme un immense rendez-vous manqué pour le XV de France. Battus de seulement deux points par les All Blacks (34-32), les hommes de Fabien Galthié ont longtemps cru pouvoir décrocher un succès historique en Nouvelle-Zélande.
Au-delà du scénario sportif, cette première journée du Championnat des nations s’est déroulée dans un contexte particulièrement hostile. Dès leur arrivée dans la ville, les Français ont senti qu’ils évolueraient dans un environnement entièrement acquis à la cause des All Blacks.
Une atmosphère qui n’a pourtant pas empêché les Bleus de faire douter leurs adversaires pendant près de 80 minutes.
Une ambiance entièrement tournée vers les All Blacks
Pour l’inauguration internationale du nouveau One New Zealand Stadium, toute la ville de Christchurch s’était mobilisée derrière les hommes de Dave Rennie.
Les Français ont rapidement compris qu’ils devraient composer avec bien plus que quinze adversaires sur le terrain.
Entre les sifflets nourris à leur entrée sur la pelouse, l’intensité du Kapa O Pango et une ambiance électrique dans les tribunes, les Tricolores ont plongé dans un contexte rarement aussi hostile comme le confirme Midi Olympique.
Les premiers échanges ont d’ailleurs donné le ton, avec plusieurs plaquages hauts néo-zélandais sanctionnés dès les premières minutes. Max Spring a dû quitter le terrain pour un protocole commotion tandis que Pierre Bochaton est également sorti prématurément après un choc.
Malgré cette entame particulièrement musclée, les Bleus n’ont jamais reculé.
Les Français ont longtemps fait vaciller les All Blacks
Privée de plusieurs cadres, l’équipe de France a pourtant proposé un rugby ambitieux.
Autour de Matthieu Jalibert, Damian Penaud, Théo Attissogbe ou encore Fabien Brau-Boirie, les Bleus ont trouvé de nombreuses solutions offensives et inscrit quatre essais face à une défense néo-zélandaise souvent mise sous pression.
Pendant de longues séquences, les All Blacks ont semblé perdre leurs repères, incapables de décrocher définitivement les Français.
Les Tricolores se sont ainsi offert une véritable balle de match dans les dernières minutes.
Le dernier choix qui laisse des regrets
Alors que les Bleus venaient de revenir à deux points, Nolann Le Garrec a choisi de jouer un coup de pied de pression plutôt que de relancer depuis son camp.
Une décision qui a immédiatement suscité de nombreuses réactions.
Après la rencontre, Fabien Galthié a expliqué qu’il s’agissait d’une consigne collective.
Le sélectionneur a totalement assumé cette option tactique.
« Je n’ai pas de regret sur ce ballon. Ce jeu au pied, ce n’était pas une sortie de camp mais un jeu au pied de pression pour récupérer un turnover. Tactiquement, c’était bien mais techniquement, on ne l’a pas réussi. Le coup de pied était un peu trop profond. »
Tous les joueurs ne partageaient toutefois pas ce sentiment.
Matthieu Jalibert a reconnu que cette décision n’avait pas fait l’unanimité sur le terrain.
« Sur le terrain, on n’était pas tous d’accord avec ce choix. C’est vrai que sur la deuxième mi-temps, ces jeux de pression nous avaient été globalement favorables. C’est dommage… »
Ce dernier ballon symbolise finalement toute cette soirée à Christchurch. Les Bleus ont sans doute laissé passer une occasion unique de faire tomber les All Blacks chez eux. Mais malgré la défaite, ils repartent avec la certitude d’avoir rivalisé d’égal à égal avec l’une des plus grandes nations du rugby mondial et d’avoir envoyé un message fort pour la suite du Championnat des nations.







