
L’Australie n’a plus le droit à l’erreur. Battus par l’Irlande (31-33) lors de la première journée du Championnat des Nations, les Wallabies reçoivent le XV de France ce samedi à Brisbane avec une énorme pression sur les épaules.
Une nouvelle défaite prolongerait leur série noire à six revers consécutifs, une situation que le capitaine Harry Wilson veut absolument éviter.
Les Wallabies dos au mur
À quelques heures d’affronter les Bleus, le troisième ligne n’a pas caché l’urgence de la situation via Rugby Pass.
Harry Wilson reconnaît que cette série de défaites préoccupe fortement le groupe australien.
« Oui, ça nous préoccupe vraiment. On a besoin d’une victoire et on a été vraiment déçus par le résultat du week-end dernier. On a eu plein d’occasions de sceller le sort de ce match et on ne l’a pas fait. On peut bien se dire qu’on est contents d’être pas loin de la victoire et de progresser, mais au final, ce sont les victoires qu’il nous faut. »
L’objectif est clair : offrir un succès aux supporters qui rempliront le Suncorp Stadium.
« On joue ici en Australie, à domicile, devant, espérons-le, 42 000 Australiens venus nous soutenir. On va entrer sur le terrain pour gagner. La discipline sera notre priorité ce week-end et si nous parvenons à régler ce point, cela nous aidera sans aucun doute. »
Alo-Émile et Meafou déjà ciblés
Le capitaine australien s’attend également à un énorme défi physique face aux Bleus, notamment devant.
Harry Wilson a d’ailleurs cité deux joueurs français qui l’inquiètent particulièrement.
À commencer par Moses Alo-Émile, qu’il connaît depuis leurs jeunes années dans le Queensland.
« J’ai joué dans l’équipe scolaire du Queensland avec Moses, je ne l’ai pas revu depuis, donc c’est plutôt sympa de l’affronter à nouveau. C’est un costaud qui évolue depuis longtemps en France en première ligne, donc il va sans doute nous poser des problèmes. »
Le troisième ligne des Wallabies a également évoqué Emmanuel Meafou, qui retrouvera pour la première fois Brisbane sous le maillot du XV de France.
« On l’a affronté l’année dernière, c’est un joueur qui impose sa présence sur le terrain et c’est la première fois qu’il dispute un match international dans son stade, ici à Brisbane. Ils vont nous poser des problèmes, mais c’est aussi le cas du reste de l’équipe, donc on va devoir être motivés et prêts. »
Pour les Wallabies, l’heure n’est plus aux promesses. Après cinq défaites consécutives, seule une victoire face aux Bleus permettrait d’éviter une nouvelle crise.







