
Joe Schmidt vit ses derniers jours à la tête des Wallabies. Après le match contre l’Italie, samedi, le technicien néo-zélandais quittera définitivement son poste de sélectionneur de l’Australie.
Une décision qu’il avait annoncée depuis plusieurs mois et dont il a accepté de dévoiler les véritables raisons. Derrière ce choix se cache un combat familial particulièrement difficile.
« Mon fils a besoin d’un accompagnement permanent »
L’ancien entraîneur de Clermont et de l’Irlande explique que sa décision n’a jamais été dictée par des considérations sportives.
Son fils Luke, âgé de 23 ans, souffre de graves crises d’épilepsie et nécessite une présence constante auprès de lui en Nouvelle-Zélande.
Joe Schmidt explique dans Midi Olympique pourquoi il a décidé de quitter les Wallabies :
« Ce sont des raisons familiales. Mon fils de 23 ans est malade et souffre de graves crises d’épilepsie. Il vit avec mon épouse Kellie à Taupo, en Nouvelle-Zélande. Et moi, pour le boulot, je devais être à Sydney, à Brisbane… Je manquais donc de temps pour bien faire le job. En février 2025, j’ai alors demandé à quitter les Wallabies, ce qui aurait dû être le cas après la tournée des Lions britanniques l’été dernier. Mais la fédération a choisi Les Kiss pour me remplacer et il n’était pas disponible pour prendre le poste tout de suite. Donc voilà… Je suis encore là. »
Pour l’entraîneur néo-zélandais, voir son épouse gérer seule cette situation était devenu impossible.
Il poursuit avec émotion :
« Ce qui était difficile, c’était de savoir que ma femme devait tout gérer à la maison. Luke a 23 ans aujourd’hui, il a grandi, mais il a besoin d’un accompagnement permanent pour vivre en sécurité. Je ne pouvais pas laisser mon épouse s’occuper de tout, toute seule, tout le temps. La décision n’a pas été si difficile que ça pour moi, j’ai toujours donné la priorité à ma famille. J’avais déjà pris ma retraite lorsque j’ai quitté l’Irlande. Je voulais rester auprès de ma famille, être tranquille. »
Les All Blacks l’ont appelé… mais il veut enfin tourner la page
Malgré cette volonté de prendre du recul, Joe Schmidt a finalement replongé à deux reprises. D’abord avec la Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde 2023, puis avec l’Australie après le départ d’Eddie Jones.
Il raconte comment il s’est laissé convaincre :
« Oui, les All Blacks sont venus me demander un coup de main pour la Coupe du monde 2023. J’ai donc fait deux ans avec la Nouvelle-Zélande. Et après ça, j’ai dit : « J’arrête, je reste à la maison. » C’est là que mon ami Peter Horne m’a appelé pour prendre le poste de sélectionneur des Wallabies. »
Même lorsque son nom a récemment circulé pour reprendre la sélection néo-zélandaise après le départ de Scott Robertson, Joe Schmidt n’a pas souhaité relancer sa carrière.
Il assure que le moment est venu de rentrer définitivement auprès des siens :
« Pour dire toute la vérité, je crois que la fédération a appelé beaucoup d’entraîneurs néo-zélandais. Mais je devais finir le boulot ici, en Australie. Surtout, il y a de très bons mecs. J’ai passé beaucoup de bons moments avec les Wallabies. Ce ne sont peut-être pas les All Blacks, mais je crois qu’on a fait beaucoup de progrès. Je voulais aller au bout de ce que je pouvais faire pour les aider à se redresser. »
Interrogé sur un éventuel avenir à la tête du XV de France, Joe Schmidt n’a pas fermé totalement la porte, tout en rappelant que sa priorité est désormais ailleurs.
Le technicien néo-zélandais conclut :
« Il ne faut jamais dire jamais, mais ce n’est pas dans mes plans. Tout comme ce n’était pas dans mes plans de faire la Coupe du monde 2023 avec la Nouvelle-Zélande ou de venir ici en Australie. Après l’Irlande, je pensais vraiment qu’il était temps pour moi d’arrêter. Mais j’ai le virus du coaching. J’aime ça. Mais là, il est vraiment temps pour moi d’arrêter. J’ai envie de passer quelques années tranquille auprès de ma famille. »







