
Après quatre saisons passées à Béziers, Gabin Lorre a découvert le Top 14 sous les couleurs du LOU. Une première saison contrastée, marquée par des débuts compliqués, une longue blessure à la main puis une montée en puissance lors des derniers mois de compétition. Avec le recul, le trois-quarts estime avoir énormément appris, autant sur le terrain qu’en dehors.
S’il se dit satisfait du temps de jeu accumulé malgré plusieurs mois d’absence, l’ancien Biterrois reconnaît qu’il est encore loin de son meilleur niveau. Il compte désormais mettre à profit cette première année d’adaptation pour franchir un nouveau cap.
« J’ai un ressenti en demi-teinte »
Gabin Lorre ne cache pas que son adaptation au Top 14 lui a demandé du temps. Malgré plus de 1 100 minutes disputées, il estime ne pas avoir pleinement exprimé son potentiel.
Le trois-quarts dresse un bilan honnête de sa première saison dans l’élite dans les colonnes de Midi Olympique :
« Si je fais un point individuel, je suis déjà très heureux de mon temps de jeu. J’ai eu la chance d’avoir pu disputer un peu plus de 1 100 minutes en ayant été blessé plusieurs mois à la main. Reste que, dans l’ensemble, j’ai un ressenti en demi-teinte sur cette saison. Le staff m’a permis de pas mal enchaîner dès le début, mais j’ai mis un peu de temps à me mettre dans le bain. Et malheureusement, quand je commençais à trouver un peu mes repères, je me suis blessé. »
Cette blessure a pourtant fini par devenir un véritable déclic. Éloigné des terrains pendant plusieurs semaines, Gabin Lorre en a profité pour découvrir son nouvel environnement et travailler sur un domaine qu’il avait jusque-là largement négligé.
« J’ai travaillé le mental »
Le joueur du LOU explique avoir utilisé cette période pour progresser différemment.
Il révèle avoir commencé un travail avec un préparateur mental.
« Exactement, parfois il faut se servir d’une blessure et utiliser ce temps perdu sur le terrain pour travailler autre chose. Le point que je n’avais pas trop bossé jusqu’à aujourd’hui, c’était le mental. Je n’en avais pas ressenti le besoin à Béziers. J’étais chez moi, j’avais mes repères et je me sentais comme dans un cocon. Mais ici, c’est complètement différent. (…) Après mon retour de blessure, je me sentais super physiquement comme mentalement. »
Avec le recul, il considère même que cette longue indisponibilité lui a permis de revenir plus fort.
L’ancien Biterrois estime avoir grandi grâce à cette épreuve.
« Même s’il ne faut pas souhaiter la blessure pour mieux revenir, tout ça a découlé sur la deuxième partie de saison, dont je suis plus content. Sans être encore à mon niveau de l’ASBH, je me suis tout de même trouvé beaucoup plus percutant, et j’ai pu terminer sur une bonne note en réalisant ma meilleure prestation de l’année pour le dernier match à Bayonne malgré ma commotion en début de rencontre. »
« Quand tu dois plaquer Tuisova, Habosi et Hughes, ça fait mal au casque »
L’une des plus grandes différences entre la Pro D2 et le Top 14, Gabin Lorre l’a ressentie dès la première journée.
Le trois-quarts raconte le choc physique vécu face au Racing 92.
« Je ne vais pas mentir, au début, je posais beaucoup de questions aux joueurs qui étaient passés par les deux divisions. Chacun me disait un domaine différent. Et, après coup, avec un immense respect pour la Pro D2 qui est un super championnat, je trouve que ce sont tous les secteurs qui sont poussés de deux ou trois curseurs. (…) Je me rappelle, on a affronté le Racing pour le premier match de la saison. Les contacts étaient fous. Quand tu dois plaquer Tuisova, Habosi et que derrière tu prends Hughes, ça fait mal au casque. Les duels aériens n’ont aussi absolument rien à voir. »
Une déclaration qui résume parfaitement ce qu’il a découvert dans l’élite : un championnat où chaque impact est plus violent, où chaque détail compte davantage et où le niveau d’exigence est permanent.
« Il n’y a plus d’excuse »
À l’aube de sa deuxième saison avec le LOU, Gabin Lorre ne veut plus se cacher derrière la découverte du championnat.
Le club lyonnais ambitionne de retrouver le haut du tableau après trois saisons terminées à la onzième place, et le joueur entend pleinement y contribuer.
Le trois-quarts affiche clairement ses ambitions pour les mois à venir.
« Je veux être sur le terrain le plus longtemps possible et enchaîner les minutes. (…) J’ai eu cette année pour découvrir et m’acclimater au Top 14, maintenant il me faut évoluer au niveau qui est le mien, jouer mon jeu et continuer encore à progresser. Il n’y a plus d’excuse. »
Après une première année d’apprentissage, Gabin Lorre estime avoir toutes les cartes en main pour franchir un cap. Son objectif est désormais clair : s’imposer durablement en Top 14 et confirmer que son adaptation est désormais derrière lui.







