
Près de deux ans après la disparition de Medhi Narjissi en Afrique du Sud, le dossier continue de connaître de nouveaux développements. Créée au printemps dernier par des proches de la famille du jeune rugbyman, l’association Vigilance Rugby a engagé plusieurs procédures administratives contre la Fédération française de rugby (FFR), estimant que les réponses apportées jusqu’à présent restent insuffisantes.
L’objectif affiché de cette structure est d’obtenir davantage de transparence sur les suites données aux recommandations formulées après le drame, tout en poursuivant des actions destinées à mieux protéger les jeunes licenciés.
Une association créée pour accompagner les familles
Déclarée le 13 avril 2026, Vigilance Rugby se présente comme une association destinée à soutenir les familles de victimes mineures d’accidents, de catastrophes ou d’infractions liés à la pratique ou à l’encadrement du rugby.
Ses statuts prévoient notamment un accompagnement moral, administratif et financier, la prise en charge éventuelle de certains frais de justice ou d’obsèques, ainsi que la possibilité d’engager des recours contre des fédérations, des ligues, des clubs ou toute autre personne physique ou morale.
L’association est représentée dans ces démarches par Me François Guéant.
Plusieurs recours engagés contre la Fédération
L’équipe nous informe qu’au cours des mois de mai et juin 2026, Vigilance Rugby a saisi le tribunal administratif de Paris afin d’obtenir un état détaillé des mesures prises par la Fédération française de rugby après les recommandations formulées par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR).
Dans ses requêtes, l’association considère que le manque d’informations sur les suites données à ces préconisations expose toujours les licenciés à un risque en matière de sécurité.
Le tribunal administratif n’a finalement pas fait droit à cette demande. En revanche, le ministère des Sports a communiqué une lettre adressée à la FFR en juin 2025, dans laquelle il demandait à la fédération de préciser l’avancement de la mise en œuvre des recommandations issues du rapport de l’IGESR.
Une pression qui ne retombe pas
Malgré cette réponse, Vigilance Rugby estime que les garanties apportées restent insuffisantes.
L’association a ainsi sollicité le ministère des Sports afin qu’il envisage un retrait de la délégation de service public accordée à la Fédération française de rugby. Selon les informations rapportées par L’équipe, elle n’exclut pas non plus de saisir à nouveau le tribunal administratif dans les prochains mois.
Ces nouvelles initiatives prolongent un dossier particulièrement sensible pour la FFR, déjà mise en examen pour homicide involontaire dans le cadre de l’affaire Narjissi. Les différentes procédures administratives engagées par Vigilance Rugby viennent désormais s’ajouter au volet judiciaire toujours en cours.







