
À quelques jours de l’audience qui doit décider du maintien ou non du Nissa Rugby en Pro D2, la pression monte autour du club azuréen. Après l’appel lancé cette semaine par les joueurs, le maire de Nice, Éric Ciotti, a pris la parole pour rappeler les efforts consentis par la municipalité tout en renvoyant les dirigeants et les actionnaires à leurs responsabilités.
Le club doit toujours présenter les garanties financières exigées par l’Autorité de régulation du rugby lors de son passage en appel, prévu en début de semaine prochaine.
La mairie affirme avoir atteint ses limites
Interrogé par ICI Azur, Éric Ciotti assure que la Ville de Nice ne peut pas augmenter davantage son soutien financier.
Le maire rappelle l’importance des engagements déjà pris par la collectivité.
« Nous sommes allés jusqu’au maximum de l’effort que nous pouvons consentir. Nous sommes prêts à engager 3,5 millions d’euros pour le Nissa Rugby, ce qui est une somme considérable. »
Il souligne également que la municipalité financera la future tribune d’hospitalités du stade, un investissement estimé à 10 millions d’euros.
« Bâtir un budget responsable »
Pour Éric Ciotti, la survie du club passe désormais par une gestion plus rigoureuse de ses finances.
Le maire estime que les dirigeants doivent désormais prendre leurs responsabilités.
« Nous attendons maintenant de l’actionnaire et du président du club une position responsable : d’abord un engagement et de bâtir un budget responsable, car derrière il y a beaucoup d’argent public dont je suis comptable et je ne ferai pas n’importe quoi. »
La politique salariale directement pointée du doigt
Le maire de Nice s’est également montré très clair sur un point : selon lui, certains salaires devront être revus pour permettre au club de présenter un budget viable.
Éric Ciotti appelle à des efforts sur la masse salariale.
« Il y a un effort à faire sur certains salaires démesurés dans le club. Ils doivent être regardés afin de trouver un budget plus raisonnable. »
Une audience décisive en début de semaine
Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Malgré les 2,5 millions d’euros déjà apportés par l’actionnaire, le Nissa Rugby chercherait encore près de 2 millions d’euros afin de satisfaire aux exigences financières imposées par le gendarme du rugby français.
L’audience en appel, programmée mardi 4 ou mercredi 5 août, sera déterminante pour savoir si le club niçois pourra conserver sa montée en Pro D2 ou s’il devra renoncer à évoluer dans l’antichambre du Top 14.







