
Huit mois après son départ de la tête des All Blacks, Scott Robertson pourrait donner une tournure totalement inattendue à sa carrière. L’ancien sélectionneur néo-zélandais a reçu une proposition des Southern Orcas, une franchise basée à Christchurch qui ambitionne d’intégrer la NRL dans les prochaines années.
Le projet est encore conditionné à l’acceptation de la candidature des Orcas, mais leurs dirigeants souhaitent déjà avancer sur un poste clé : celui du futur entraîneur. Et leur priorité se nomme Scott Robertson, malgré une particularité de taille.
Un contrat de quatre saisons sur la table
Selon le New Zealand Herald, les Southern Orcas ont proposé à Scott Robertson un contrat portant sur quatre saisons.
L’objectif est de lui confier la construction de l’équipe avant son éventuelle entrée en NRL, envisagée à partir de 2029 si la candidature de la franchise est retenue pour devenir la vingtième équipe du championnat australien.
Les dirigeants souhaitent donc anticiper et bâtir leur projet sportif plusieurs années avant leurs débuts.
Un pari malgré son inexpérience en rugby à XIII
Le choix peut surprendre.
Scott Robertson n’a jamais entraîné en rugby à XIII. Pourtant, cet élément n’inquiète pas les dirigeants des Southern Orcas.
Le président du club, Sir Graham Lowe, estime que l’ancien entraîneur des Crusaders possède les qualités nécessaires pour réussir cette transition.
Il assume pleinement ce choix :
« Nous savons très bien qu’il n’a jamais entraîné à XIII, mais il possède une bonne connaissance de cette discipline. Il l’observe et l’étudie de près depuis longtemps, c’est évident. »
Pour compenser son manque d’expérience dans ce code, le club prévoit de constituer autour de lui un encadrement composé de techniciens spécialisés.
Lowe en est convaincu :
« On mettra des adjoints expérimentés autour de lui. Nous pensons que ce serait un superbe coup pour nous. »
Miser avant tout sur le leadership
Au-delà des compétences techniques, les Southern Orcas recherchent avant tout un bâtisseur capable de lancer une nouvelle franchise.
Pour Sir Graham Lowe, Scott Robertson possède justement ce profil.
Le président voit dans cette candidature un symbole fort :
« Je pense que ça démontre l’ouverture d’esprit du club, notre vision, notre passion et aussi notre ambition. Il ne renoncera pas à ses principes pour se contenter de peu, et ça correspond parfaitement à notre philosophie et à nos ambitions pour la suite. »
Il insiste également sur les qualités humaines de l’ancien sélectionneur des All Blacks.
Selon lui, Robertson possède les qualités indispensables pour fédérer un groupe :
« Il dégage du leadership, il dégage de l’inspiration, et c’est ce qu’il faut à ce niveau. L’un des ingrédients essentiels consiste à tirer le meilleur des gens et à inspirer ceux qui vous entourent. Scott en est tout à fait capable. »
Sans poste depuis son départ des All Blacks
Depuis son éviction du poste de sélectionneur en janvier 2026, Scott Robertson n’a retrouvé qu’une activité ponctuelle.
Il avait intégré le staff des Barbarians aux côtés de Felipe Contepomi, sans toutefois s’engager dans un projet de longue durée.
Cette proposition des Southern Orcas pourrait donc lui offrir un nouveau défi, même s’il implique un changement de discipline.
Les Southern Orcas veulent attirer des joueurs du XV
Les dirigeants de la future franchise ne comptent pas uniquement s’appuyer sur des joueurs déjà présents en rugby à XIII.
Ils estiment que la Nouvelle-Zélande dispose d’un important réservoir de talents évoluant actuellement en rugby à XV.
Sir Graham Lowe croit à cette passerelle entre les deux disciplines :
« Il y a énormément de talent en Nouvelle-Zélande, et tous ne jouent pas au rugby à XIII. Beaucoup de jeunes joueurs actuellement engagés en rugby à XV pourraient facilement effectuer la transition vers le rugby à XIII. Nous le constatons régulièrement en NRL. »
Robertson va désormais trancher
La décision appartient désormais à Scott Robertson.
Les Southern Orcas ne souhaitent pas précipiter les choses et entendent lui laisser le temps de réfléchir.
Le président assure ne vouloir exercer aucune pression :
« La balle est dans le camp de Razor aujourd’hui, mais je ne veux ni le pousser ni lui mettre la moindre pression. »
Pour autant, les dirigeants affichent une confiance totale dans leur choix.
Sir Graham Lowe conclut :
« C’est une décision importante pour nous. Si nous avions eu le moindre doute, nous n’aurions pas formulé cette offre, car nous voulons réussir dès le départ. Nous sommes très confiants et espérons sincèrement que Scott l’acceptera. »







