
Les séances de préparation ne se résument plus à des courses et à des exercices de musculation. Désormais, les clubs de Top 14 s’appuient sur des outils toujours plus sophistiqués pour suivre leurs joueurs, prévenir les blessures et optimiser leurs performances. GPS, intelligence artificielle, drones ou encore analyse de la fréquence cardiaque font désormais partie du quotidien des staffs.
Les méthodes de préparation continuent d’évoluer.
À mesure que le calendrier se densifie et que les exigences physiques augmentent, les clubs cherchent à recueillir un maximum de données afin d’adapter le travail de chaque joueur.
Les GPS sont devenus indispensables
Pour Jean-Noël Spitzer, manager de Vannes, la principale révolution de ces dernières années tient à la généralisation des GPS.
Selon lui, ces outils permettent désormais de suivre avec précision les efforts fournis par les joueurs comme il l’explique dans L’équipe :
« Le gros changement, ce sont les GPS qui nous donnent des données précises sur les charges d’entraînements. »
Ces informations permettent aux préparateurs physiques d’individualiser les séances et de mieux contrôler la fatigue accumulée au fil des semaines.
Clermont s’appuie sur l’intelligence artificielle
À Clermont, les nouvelles technologies vont encore plus loin.
Le club auvergnat utilise désormais une intelligence artificielle développée avec le groupe Michelin, propriétaire de l’ASM, afin d’affiner le suivi de ses joueurs.
Mourad Abed détaille les nouveaux outils mis à disposition du staff :
« On a intégré une technologie pour calculer la fréquence cardiaque sur nos GPS, et ainsi mesurer le plus précisément possible l’état de forme. »
L’objectif est simple : connaître en permanence le niveau de fraîcheur de chaque joueur afin d’adapter les charges de travail et de limiter les risques de blessure.
Les drones entrent aussi en jeu
À Montpellier, les préparateurs physiques utilisent également des technologies innovantes.
Benjamin Del Moral a notamment recours à des drones pour analyser certaines séquences très spécifiques réalisées en fin d’entraînement.
Ces exercices, appelés « top-ups », permettent d’observer avec précision l’intensité produite par les joueurs.
Le préparateur physique du MHR explique la logique de cette méthode :
« On cherche à combler leurs lacunes et, dès qu’on s’approche de la saison, on renforce leurs points forts. »
Grâce aux images aériennes, le staff peut mesurer la qualité des déplacements, l’engagement et les efforts répétés de manière beaucoup plus précise qu’auparavant.
Prévenir les blessures devient une priorité
Toutes ces données ont un objectif commun : maintenir les joueurs en bonne santé.
Les blessures graves survenues durant cette préparation, comme la rupture du tendon d’Achille de Dalton Papali’i à Castres ou celle des ligaments croisés de Léo Carbonneau au Racing 92, rappellent l’importance de contrôler au mieux les charges de travail.
Les GPS, les analyses physiologiques, l’intelligence artificielle et les drones permettent ainsi aux staffs de détecter plus rapidement les signes de fatigue et d’ajuster les séances en conséquence.
À quelques semaines du coup d’envoi du championnat, ces outils sont devenus indispensables. Dans un Top 14 toujours plus exigeant, la technologie occupe désormais une place centrale dans la préparation des joueurs, au même titre que le travail physique ou les séances avec ballon.







