
À partir de cette saison, les clubs du Top 14 ne pourront plus effectuer que huit changements par match, contre douze auparavant. Une évolution importante du règlement, saluée par Eric Bayle.
Interrogé par Midi Olympique, le patron du Canal Rugby Club estime que cette mesure va dans le bon sens, aussi bien pour la lisibilité des rencontres que pour le développement des joueurs français.
Pour Eric Bayle, cette réforme était devenue nécessaire.
« J’y suis mille fois favorable »
Le journaliste de Canal+ estime que l’ancien système était devenu beaucoup trop complexe à suivre.
« J’y suis mille fois favorable. Je rappelle déjà qu’il y a quelques années, l’équipe de France en Australie avait voulu faire entrer un joueur comme en championnat alors que la règle internationale le lui interdisait. Ce jour-là, les deux règlements avaient été confondus. »
À ses yeux, la multiplication des remplacements compliquait également la compréhension des rencontres pour les téléspectateurs.
Il estime que les vingt dernières minutes devenaient souvent illisibles.
« Jusqu’ici, tout le monde était perdu dans les vingt dernières minutes d’un match. On ne pigeait plus rien et on avait même arrêté d’essayer de comprendre pourquoi untel revenait en jeu à la place de tel autre. »
Des joueurs appelés à retrouver plus d’endurance
Eric Bayle voit aussi un bénéfice sportif à cette nouvelle réglementation.
Selon lui, le rugby français a constaté que ses joueurs n’étaient plus suffisamment habitués à disputer l’intégralité d’une rencontre.
« On s’est aussi aperçu que les joueurs français manquaient de caisse. Qu’ils n’étaient plus habitués à jouer quatre-vingts minutes. C’est de façon tout à fait logique que l’ensemble des coachs de Top 14 et de Pro D2 ont donc accepté de revenir au système international. »
Avec cette réforme, le Top 14 s’aligne désormais davantage sur les règles internationales, une évolution qu’Eric Bayle considère comme une avancée logique pour le rugby français.







