
Les futurs départs de Thomas Ramos vers le Racing 92 et de François Cros vers le LOU ne sont peut-être que les premiers mouvements d’un mercato qui pourrait profondément transformer le Top 14.
En cause : une évolution majeure du salary cap qui entrera en vigueur en 2027 et qui incitera davantage les clubs à recruter des internationaux français.
Le marché des transferts pourrait connaître un véritable bouleversement à partir de l’été 2027.
Alors que Thomas Ramos et François Cros s’apprêtent à quitter le Stade Toulousain, une nouvelle règle adoptée par la Ligue Nationale de Rugby pourrait totalement rebattre les cartes et favoriser la mobilité des internationaux français.
Une règle qui change complètement la donne
Aujourd’hui, un club ne bénéficie des crédits liés aux internationaux que si le joueur a obtenu sa première sélection alors qu’il évoluait déjà dans ses rangs.
À partir de la saison 2027-2028, cette exception disparaîtra totalement.
Concrètement, tout joueur figurant sur la Liste Premium du XV de France ou répondant aux critères fixés par la LNR ouvrira désormais droit aux crédits internationaux pour son nouveau club, même s’il a connu sa première sélection ailleurs. La LNR a confirmé que cette neutralisation des crédits pour les joueurs mutés disparaîtrait.
Autrement dit, recruter un international français deviendra beaucoup plus intéressant sur le plan financier.
Pourquoi Ramos et Cros sont les premiers exemples
Les signatures de Thomas Ramos au Racing 92 et de François Cros au LOU illustrent parfaitement cette évolution.
Avec l’ancienne réglementation, leurs futurs clubs n’auraient pas bénéficié de ces précieux crédits internationaux puisqu’ils avaient été révélés sous les couleurs du Stade Toulousain.
Dès 2027, ce ne sera plus le cas.
Cette évolution devrait donc encourager les clubs à cibler davantage les joueurs internationaux en fin de contrat.
Le LOU ne compte pas s’arrêter là
Lyon apparaît d’ailleurs comme l’un des clubs les plus offensifs sur ce dossier.
Après avoir sécurisé la venue de François Cros, les dirigeants lyonnais travailleraient déjà sur plusieurs autres profils prestigieux.
Emmanuel Meafou figure notamment parmi les joueurs suivis, même si Toulouse souhaite absolument prolonger son deuxième ligne international. Le Castrais Tom Staniforth serait également ciblé afin de renforcer le pack rhodanien.
Selon plusieurs informations concordantes, le LOU disposerait encore d’une marge importante sous le salary cap, ce qui lui offrirait une réelle capacité d’investissement lors des prochains mercatos. Le plafond salarial passera par ailleurs progressivement de 10,7 millions d’euros à 11,3 millions d’euros d’ici 2029-2030, offrant encore davantage de souplesse aux clubs.
Une génération entière sera libre en 2027
Cette réforme pourrait avoir un impact considérable puisque de nombreux internationaux arriveront en fin de contrat en 2027.
Parmi eux figurent notamment Emmanuel Meafou, Marko Gazzotti, Pierre Bochaton, Charles Ollivon, Tom Staniforth, Boris Palu, Arthur Retière ou encore Louis Bielle-Biarrey si sa prolongation n’était pas officialisée.
Autant de dossiers qui pourraient animer un marché des transferts promis à une activité exceptionnelle.
Avec cette réforme, les clubs ne regarderont plus seulement le niveau sportif d’un international français. Ils intégreront aussi l’avantage économique qu’il représente désormais dans la gestion de leur salary cap.
Une évolution qui pourrait accélérer les mouvements entre les cadors du Top 14 et ouvrir une nouvelle ère sur le marché des transferts.







