
Nicolas Bessellere, président des United BB, conteste l’interdiction administrative de stade de quatre mois prononcée à son encontre. Deux recours doivent être déposés devant le tribunal administratif afin d’obtenir la suspension puis l’annulation de cette décision.
Le fondateur du groupe fait partie des deux supporters impliqués dans les incidents survenus en marge de la rencontre entre l’Union Bordeaux-Bègles et Clermont en juin dernier.
Réélu à la tête des United BB
Après les événements, Nicolas Bessellere s’était temporairement retiré de l’exécutif de l’association. Il en a finalement retrouvé la présidence après avoir été réélu au début du mois de septembre.
La sanction administrative a été prononcée le mois dernier. Son conseil, Sylvain Galinat, prévoit désormais deux procédures distinctes devant le tribunal administratif.
Le premier recours sera déposé en référé afin de demander la suspension rapide de l’interdiction. Le second portera sur le fond du dossier avec l’objectif d’obtenir son annulation.
Interrogé par Sud-Ouest, l’avocat indique que ces démarches viseront précisément à solliciter deux décisions.
« Sa nullité et sa suspension. »
L’avocat conteste le fondement de la sanction
Sylvain Galinat remet en cause les éléments retenus pour prononcer cette interdiction administrative de stade.
Le conseil de Nicolas Bessellere considère que la mesure ne repose sur aucun fondement suffisant.
« Ni fondée sur le droit, ni sur les faits. »
L’avocat dénonce également la manière dont la préfecture aurait utilisé ses prérogatives.
« La préfecture exerce son autorité par excès d’autorité. »
Un classement sous condition au pénal
La situation administrative doit être distinguée de son volet pénal. Nicolas Bessellere a effectué un stage de citoyenneté après les incidents.
Il aurait ensuite bénéficié d’un classement sans suite dans le cadre d’une mesure de classement sous condition. Les recours annoncés concernent donc désormais l’interdiction administrative de stade prononcée pour une durée de quatre mois.







