
La liste des 33 internationaux français dont le temps de jeu sera protégé cette saison comporte plusieurs surprises majeures. Maxime Lucu, Grégory Alldritt et Hugo Auradou n’y figurent pas, tandis que certains joueurs moins utilisés récemment ont été retenus. Le calendrier imposé à Fabien Galthié permet de comprendre une partie de ces choix.
Le sélectionneur n’a pas établi cette liste après la tournée estivale. Il a dû arrêter ses choix dès janvier 2026, avant le début du Tournoi des Six Nations, puis les transmettre au comité de pilotage au mois d’avril. Depuis, la hiérarchie du XV de France a considérablement évolué.
Maxime Lucu victime du calendrier
Propulsé capitaine des Bleus pendant le Championnat des nations, Maxime Lucu a débuté les trois rencontres estivales face à la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon. Son absence parmi les joueurs protégés peut donc apparaître incompréhensible.
Le Bordelais était toutefois blessé au moment où Fabien Galthié a composé sa liste comme l’explique Midi Olympique. Il n’avait pas participé au Tournoi 2026 et n’occupait donc pas la même place dans la hiérarchie qu’aujourd’hui.
La situation de Hugo Auradou interpelle également. Régulièrement utilisé par le sélectionneur, le deuxième ligne de la Section Paloise n’a pas été intégré au groupe premium.
Grégory Alldritt, l’absence la plus spectaculaire
Le nom le plus marquant parmi les absents reste celui de Grégory Alldritt. Le troisième ligne rochelais ne bénéficie pas de ce dispositif, alors qu’il a longtemps constitué l’un des principaux cadres du XV de France.
Son absence lors du dernier Tournoi a visiblement pesé au moment de la décision. À l’inverse, Damian Penaud et Gaël Fickou ont été retenus malgré leur mise à l’écart pendant cette même compétition.
Jefferson Joseph, Marko Gazzotti, Florian Verhaeghe et Aaron Grandidier-Nkanang ont également marqué des points durant l’été. Leur émergence est toutefois intervenue beaucoup trop tard pour leur permettre d’intégrer une liste déjà verrouillée.
Des joueurs protégés malgré une année blanche
Le cas de Cyril Baille illustre parfaitement les limites du dispositif. Le pilier toulousain ne compte aucune minute avec les Bleus en 2026, mais il avait participé à la préparation du Tournoi dans le groupe élargi et figurait encore pleinement dans les plans du sélectionneur en janvier.
Même constat pour Ugo Seunes, lui aussi protégé malgré l’absence de temps de jeu international cette année. Romain Taofifenua avait disputé trois rencontres en novembre et apparaissait logiquement dans la liste initiale. Le deuxième ligne du Racing 92 s’est depuis éloigné du XV de France.
Ces évolutions auraient conduit Fabien Galthié à regretter, en interne, l’impossibilité d’actualiser ses choix. Figée trop tôt, cette liste ne reflète plus exactement la hiérarchie actuelle des Bleus à un peu plus d’un an de la Coupe du monde.







