
Jean-Baptiste Poux n’a pas tenté de protéger son staff après la lourde défaite de l’UBB à Toulouse (48-12).
L’entraîneur de la mêlée bordelaise reconnaît qu’une erreur a probablement été commise durant la préparation de ce choc.
Revenu sur une pelouse qu’il connaît parfaitement pour y avoir porté le maillot toulousain, Poux a assisté à une première période cauchemardesque. Malgré la présence de ses internationaux, Bordeaux accusait déjà 36 points de retard à la pause.
Une affiche transformée en démonstration
Le choc entre le champion de France et le champion d’Europe devait constituer l’un des grands rendez-vous de cette deuxième journée. Il a rapidement tourné à sens unique.
Jean-Baptiste Poux pense d’abord aux personnes qui espéraient assister à un véritable duel.
« Je suis déçu par notre prestation et surtout pour nos supporters, et aussi les amoureux du rugby, parce qu’ils s’attendaient quand même à une belle affiche. Mais c’est vrai qu’on est passé à travers. »
L’ampleur du score à la mi-temps a immédiatement poussé le technicien à s’interroger sur le travail effectué pendant les jours précédents.
Poux assume la possible responsabilité du staff.
« On a certainement raté quelque chose dans la semaine de préparation. »
« J’ai eu peur qu’on en prenne 80 »
Toulouse avait inscrit six essais en 40 minutes et semblait capable de poursuivre son festival après le repos. Depuis le bord du terrain, l’ancien pilier a alors envisagé un scénario encore plus humiliant.
Le technicien bordelais reconnaît via La Dépêche avoir redouté une addition historique.
« Prendre 36-0 à la mi-temps, c’est plutôt rare, surtout dans une affiche entre deux grosses équipes. J’ai eu peur qu’on en prenne 80 à la fin. »
L’UBB a finalement réussi à stopper l’hémorragie. Les deux équipes ont inscrit douze points durant la seconde période, permettant aux Girondins de sauver une petite part de leur honneur.
Trop de retard dans tous les secteurs
Bordeaux n’a jamais réussi à contrôler la vitesse des sorties de balle toulousaines. Les Rouge et Noir ont joué dans l’avancée et profité de chaque perte de balle adverse.
Poux dresse la liste des défaillances de son équipe.
« On a été pris sur la vitesse. On n’a pas su ralentir leurs rucks. Ils ont beaucoup joué et, après, à force, on prend des essais. On s’est fait arracher des ballons au contact. »
La réaction du second acte représente le seul élément positif retenu par l’entraîneur.
Les Bordelais ont au moins refusé d’abandonner complètement.
« Il y a beaucoup de choses à débriefer. Mais c’est vrai qu’il y a eu quand même une réaction et qu’on n’a pas baissé les bras en seconde mi-temps. »
L’UBB dispose désormais d’une semaine pour comprendre l’origine d’une telle faillite. Une réponse sera attendue dimanche soir à Chaban-Delmas lors de la réception du Stade Français.







