
À bientôt 34 ans, Finn Russell ne semble pas pressé de quitter les terrains. Sous contrat avec Bath jusqu’en juin 2028, l’ouvreur écossais refuse de fixer dès maintenant la date de sa retraite.
La Coupe du monde 2027 aurait pu représenter une sortie naturelle pour le joueur aux 95 sélections. Russell ne veut pourtant pas prendre une décision aussi importante plus d’un an à l’avance, alors qu’il continue de prendre du plaisir en club comme avec le XV du Chardon.
Une retraite après le Mondial ? Rien n’est décidé
Interrogé par Somerset Live sur ses intentions après la Coupe du monde puis les test-matches de 2028, l’ancien joueur du Racing 92 a commencé par rappeler la durée de son engagement avec Bath.
Finn Russell possède encore deux saisons pour réfléchir à son avenir.
« J’ai un contrat cette année et l’année prochaine à Bath. Cela m’emmène donc jusqu’à l’été 2028. »
Cette échéance ne correspond toutefois pas nécessairement à la fin de sa carrière. Son contrat actuel, officiellement signé jusqu’en juin 2028, le conduira jusqu’à ses 35 ans, comme l’avait annoncé Bath Rugby.
L’Écossais ne veut surtout pas annoncer prématurément son dernier match.
« Je ne veux pas fixer de date, je ne veux pas dire : “Oh, je vais arrêter après la Coupe du monde ou après cette saison, j’arrête.” »
« Cela pourrait être dans quatre ans »
Russell reconnaît avoir déjà pensé à la retraite. Ces interrogations restent cependant ponctuelles et ne l’ont conduit à aucune décision définitive.
Le moment de raccrocher pourrait arriver rapidement comme être repoussé de plusieurs saisons.
« Je l’ai peut-être dit quelques fois, et au bout de quelques jours, je me dis : “Non, je ne sais pas.” C’est difficile à dire, ça pourrait être dans un an, un an et demi, ou même quatre ans. »
Cette dernière hypothèse l’emmènerait jusqu’à près de 38 ans. Sa condition physique, sa place avec l’Écosse et son envie quotidienne détermineront la suite.
Le plaisir comme seul véritable indicateur
Finn Russell ne ferme pas davantage la porte à une nouvelle prolongation de contrat. L’ouvreur décidera en fonction de ses sensations plutôt qu’en suivant une échéance préétablie.
Il compte continuer aussi longtemps que son corps et son enthousiasme le lui permettront.
« Je vais continuer à jouer tant que j’y prends du plaisir, tant que je le pourrai. Je n’ai aucune raison d’arrêter de sitôt. J’espère que c’est bon signe. »
Le Mondial 2027 ne marquera donc pas obligatoirement ses adieux internationaux. Quant à l’été 2028, il pourrait correspondre à une retraite, une prolongation à Bath ou au début d’un dernier défi ailleurs. Russell préfère, pour le moment, laisser toutes les possibilités ouvertes.







