
Battu lors de ses deux premiers matches, le Racing 92 occupe la dernière place du Top 14 sans avoir récolté le moindre point. Avant un déplacement particulièrement délicat à La Rochelle, Patrice Collazo refuse néanmoins de céder à la panique.
Le manager francilien reconnaît les importantes difficultés traversées par son équipe. Il considère cependant qu’il est encore beaucoup trop tôt pour évoquer une crise ou remettre en cause les acquis de la saison dernière.
« On n’est qu’à la J2 »
La lourde défaite concédée face à Lyon (31-48) a confirmé le début de saison très compliqué du Racing 92. Après deux journées, les Franciliens n’ont toujours pas débloqué leur compteur et doivent désormais se rendre chez une équipe rochelaise qui a remporté ses deux premières rencontres.
Cette situation place naturellement Patrice Collazo et ses joueurs sous pression. Le technicien sait que certains observateurs attendent déjà une réaction forte, voire l’apparition de tensions internes.
Le manager du Racing refuse pourtant de dramatiser la situation après seulement deux rencontres. Il s’est confié pour L’équipe :
« Beaucoup aimeraient qu’on ait la pression, qu’il y ait la crise, etc. Mais je le répète, on n’est qu’à la J2. De toute façon, un entraîneur, même quand il gagne, il est inquiet. Donc ça ne change pas mon quotidien. »
Collazo ne nie donc pas ses préoccupations. Il les considère simplement comme une composante permanente de son métier, indépendamment des résultats obtenus par son équipe.
La confiance dans son groupe reste intacte
Le Racing a déjà montré par le passé qu’il était capable d’alterner le meilleur et le moins bon. Patrice Collazo connaît les qualités de son effectif, mais également son aptitude à se compliquer lui-même certaines rencontres.
Cette irrégularité ne suffit pas à faire disparaître la confiance du manager. Celui-ci s’appuie sur ce que son groupe est parvenu à construire au cours des derniers mois.
Collazo refuse d’oublier les éléments positifs montrés par ses joueurs.
« Par contre, je connais aussi mon groupe, je connais mes joueurs. Je sais ce qu’on a fait par le passé de positif. Je sais aussi qu’on est capable de faire des choses un peu à l’envers. Mais je ne suis pas de nature inquiète. »
Cette connaissance de son groupe permet au technicien de conserver une certaine distance avec le classement actuel. Le Racing est dernier, mais le championnat vient à peine de débuter et la saison reste encore très longue.
Ni autosatisfaction ni pessimisme
Le parcours réalisé lors du précédent exercice pourrait servir de refuge au Racing 92. Les Franciliens avaient atteint les demi-finales du Top 14, validant ainsi leur retour parmi les principales équipes du championnat.
Patrice Collazo ne veut pourtant pas utiliser cette performance pour minimiser les problèmes actuels. Cette aventure a laissé des traces et demandé énormément d’efforts à son groupe.
Le manager refuse de se protéger derrière la demi-finale disputée la saison dernière.
« Je ne me suis pas installé dans une forme d’autosatisfaction avec la saison qu’on a faite l’année dernière. Parce que je sais qu’on a laissé beaucoup d’énergie en route, même si on a été demi-finalistes. »
Le technicien ne souhaite pas davantage basculer dans une vision excessivement négative après deux défaites. Il reste persuadé que son équipe possède les moyens de retrouver rapidement un niveau plus conforme à ses ambitions.
Collazo continue de croire aux capacités réelles de son effectif.
« Je ne m’installe pas non plus dans une forme de pessimisme. Je sais ce qu’on est capable de faire. »
Le déplacement à La Rochelle offrira désormais un premier élément de réponse. Face à une formation rochelaise invaincue et sur une pelouse particulièrement difficile, le Racing 92 devra montrer qu’il est capable de transformer le calme affiché par son manager en véritable réaction collective.







