
Privé de compétition depuis le 1er juin 2024 et sans club depuis son départ de Bayonne, Reece Hodge n’a pas abandonné l’idée de retrouver les Wallabies. À 32 ans, l’international australien aux 63 sélections garde même la porte ouverte à la Coupe du monde 2027 organisée dans son pays.
Avant de pouvoir envisager un tel retour, l’ancien joueur de l’Aviron doit terminer sa rééducation et retrouver un club. Installé à Biarritz avec sa femme, il souhaite rester encore plusieurs mois en France, où il travaille avec un kiné bordelais qui lui a permis d’enregistrer ses premiers progrès réellement réguliers.
Un rôle temporaire auprès du staff bayonnais
Pendant sa longue indisponibilité, Reece Hodge avait essayé de rester impliqué dans le projet de l’Aviron. Lorsque son retour semblait encore proche, l’Australien participait notamment à l’analyse des adversaires.
Il épaulait Ged Fraser et Grégory Patat, échangeait avec les leaders et accompagnait les jeunes joueurs de la ligne de trois-quarts. Cette mission lui permettait de conserver une place dans le quotidien du groupe malgré son absence sur le terrain.
Hodge explique dans les colonnes de Sud-Ouest que cette implication était née lorsque sa blessure paraissait encore relativement légère.
« C’était surtout au début, quand on pensait que ce n’était pas si grave, que j’allais rejouer rapidement. J’aidais Ged et Greg (Patat) et ça me permettait de rester connecté aux copains, aux leaders, d’aider les jeunes trois-quarts, de partager mon expérience, de travailler la stratégie, l’attaque… »
Avec le temps et l’absence persistante d’amélioration, l’ancien Wallaby a progressivement perdu l’envie de poursuivre ce travail parallèle.
Après plus d’une année sans jouer, le poids de la situation était devenu trop important.
« Mais au bout d’un an, un an et demi, je n’avais plus trop la foi pour m’occuper encore de ça. »
Hodge veut poursuivre sa rééducation en France
La possibilité d’un retour en Australie s’est naturellement posée. Reece Hodge a néanmoins choisi de rester au Pays basque afin de poursuivre le travail entrepris avec Xavier Laurent, son kiné installé à Bordeaux.
La confiance accordée à ce spécialiste explique son désir de rester encore plusieurs mois en France.
« J’ai une très bonne relation avec le kiné à Bordeaux, Xavier Laurent, avec qui je travaille. Je vois de très bons progrès et j’ai confiance en lui. Donc pour l’instant, j’aimerais rester en France au moins pendant deux, trois mois pour finir la rééducation. »
Son avenir dépendra ensuite de sa capacité à reprendre normalement l’entraînement et à convaincre un club de lui offrir une nouvelle opportunité.
L’Australien se dit prêt à poursuivre sa carrière dans le rugby français.
« Après, si j’arrive à rejouer et à être disponible pour des clubs en France, je serai évidemment ouvert pour rester ici. Ce sera une décision à prendre avec ma femme. »
Des progrès enfin linéaires
Xavier Laurent travaille en lien étroit avec Nicolas Graveleau, le chirurgien qui a opéré le genou droit de Reece Hodge. Les deux hommes avaient déjà collaboré pendant trois semaines aux mois de mai et juin 2025.
Lorsque sa situation s’est de nouveau compliquée au printemps 2026, Hodge a décidé de revenir vers ce kiné dont il avait apprécié la méthode.
L’ancien Bayonnais retrace le début de cette nouvelle collaboration.
« Il travaille en étroite collaboration avec le chirurgien Nicolas Graveleau qui m’a opéré du genou. J’ai passé trois semaines avec lui en mai, juin 2025. En mai 2026, ça n’allait pas trop, alors j’ai eu envie de retravailler avec lui. J’avais vraiment aimé son programme. »
Cette décision semble enfin produire les résultats espérés après deux années très difficiles.
Hodge constate une évolution qu’il n’avait encore jamais connue depuis sa blessure.
« Ça fait presque quatre mois maintenant qu’on travaille ensemble. Et pour la première fois, mes progrès sont vraiment linéaires. »
La Coupe du monde 2027 reste dans son esprit
La prochaine Coupe du monde se déroulera en Australie en octobre 2027. L’échéance paraît encore lointaine pour un joueur qui doit d’abord retrouver un club et reprendre la compétition, mais elle représente forcément une source de motivation.
Reece Hodge refuse catégoriquement de renoncer aux Wallabies.
« Ce qui est sûr, c’est que je ne fermerai jamais la porte. Je n’y ai pas trop pensé pour l’instant, vu les circonstances, mais si ça arrive, ce sera toujours un plaisir de jouer pour les Wallabies. »
Un retour en sélection constituerait un dénouement spectaculaire après plus de deux années sans disputer la moindre rencontre.
L’Australien connaît cependant les étapes indispensables avant de pouvoir envisager ce rêve.
« Ce serait une très belle histoire, c’est sûr, mais avant, je dois d’abord rejouer et enchaîner les matches au plus haut niveau. »







