
Il compte 63 sélections avec l’Australie, mais n’a plus disputé le moindre match officiel depuis plus de deux ans. À 32 ans, Reece Hodge traverse une période particulièrement difficile.
Arrivé à Bayonne avec le statut d’international expérimenté, le trois-quarts polyvalent a vu son aventure française gâchée par une succession de blessures.
Désormais sans club, l’ancien Wallaby poursuit sa rééducation dans une salle Basic-Fit et multiplie les déplacements chez son kinésithérapeute. Mais malgré les obstacles, il refuse de renoncer à sa carrière professionnelle. Et un retour en Pro D2 fait partie des possibilités envisagées.
Le contraste est saisissant. Après avoir évolué au plus haut niveau international avec les Wallabies, Reece Hodge tente aujourd’hui de retrouver les capacités physiques nécessaires pour simplement reprendre les entraînements collectifs.
Son contrat avec l’Aviron Bayonnais s’est terminé cet été, après trois saisons durant lesquelles il n’aura participé qu’à sept rencontres. Pourtant, l’Australien conserve l’espoir de retrouver un club dans l’Hexagone.
Seulement sept matches en trois saisons à Bayonne
Lorsque Reece Hodge avait rejoint l’Aviron Bayonnais, le club basque avait misé sur un joueur capable d’évoluer à plusieurs postes derrière, fort d’une solide expérience internationale.
Mais son passage dans le Top 14 a rapidement tourné à l’épreuve physique.
Après avoir été relativement épargné par les blessures pendant sa carrière en Australie, le joueur a enchaîné les problèmes au pied, à l’aine puis au genou.
Résultat : seulement sept rencontres disputées sous les couleurs bayonnaises, dont quatre comme titulaire.
Son dernier match remonte au 1er juin 2024, face à Oyonnax.
Quelques semaines auparavant, il avait pourtant montré ses qualités en inscrivant un doublé contre Perpignan, le 18 mai.
Depuis, l’international australien n’a plus retrouvé les terrains en compétition.
Dans un entretien accordé à l’AFP, Reece Hodge revient sur cette période éprouvante :
« Il y a eu des moments vraiment difficiles, physiquement et mentalement (…) Le genou, ça te perturbe le quotidien. Mais même blessé depuis plus de deux ans maintenant, pendant la majorité de cette période, j’ai quand même été payé pour être un joueur de rugby professionnel. »
Une situation particulièrement frustrante pour un joueur venu en France avec l’ambition de poursuivre sa carrière au plus haut niveau.
De l’Aviron Bayonnais à Basic-Fit pour poursuivre sa rééducation
Aujourd’hui, Reece Hodge ne bénéficie plus des installations de l’Aviron Bayonnais.
L’ancien international doit désormais organiser lui-même une grande partie de sa préparation physique.
Il fréquente notamment une salle Basic-Fit afin d’effectuer les exercices prescrits par son kinésithérapeute.
L’Australien garde le sourire lorsqu’il évoque ses nouvelles conditions d’entraînement :
« Il y a des bonnes installations. »
En parallèle, il effectue régulièrement des déplacements à Bordeaux, où exerce le professionnel qui l’accompagne dans sa rééducation.
Une organisation bien différente de celle qu’il connaissait lorsqu’il évoluait dans les structures d’un club professionnel.
Mais le joueur refuse de considérer son passage à Bayonne comme une expérience entièrement négative.
Reece Hodge relativise les difficultés traversées :
« Est-ce que j’aurais espéré que ça se passe différemment ? Absolument. Est-ce que ça a été frustrant ? Oui, à 100%. Mais je ne qualifierais jamais ça de cauchemar. »
Des discussions avec plusieurs clubs, la Pro D2 envisagée
Malgré plus de deux années sans compétition, Reece Hodge n’a pas abandonné son objectif de retrouver le rugby professionnel.
L’Australien a récemment recommencé à courir, une étape importante dans son processus de reprise.
Il reste toutefois encore éloigné des exigences physiques nécessaires pour retrouver le haut niveau.
Pour autant, son expérience et sa polyvalence pourraient intéresser certaines formations françaises.
Le joueur révèle d’ailleurs avoir déjà échangé avec plusieurs clubs.
Il explique que sa priorité reste de retrouver l’intégralité de ses moyens physiques :
« L’objectif principal, c’est vraiment de me remettre complètement en forme. Je sais qu’il y aura toujours une porte qui s’ouvrira quand ce sera le cas. »
Et il ne ferme absolument pas la porte à une aventure en Pro D2.
L’ancien Bayonnais confirme l’existence de premiers contacts :
« Il y a eu quelques discussions préliminaires avec certains clubs et, naturellement, ils veulent les poursuivre quand je serai plus proche d’être prêt à jouer et m’entraîner, parce que c’est le point de blocage en ce moment. »
Pour l’instant, aucun engagement n’a donc été concrétisé.
Les formations intéressées souhaitent avant tout obtenir des garanties sur sa capacité à reprendre les entraînements et à supporter les exigences de la compétition.
Le rêve d’un retour avec les Wallabies
Au-delà d’un éventuel nouveau contrat en France, Reece Hodge conserve également un lien particulier avec la sélection australienne.
Avec 63 apparitions sous le maillot des Wallabies, il possède une expérience internationale considérable.
L’arrivée de Les Kiss à la tête de la sélection, accompagnée du retour de plusieurs joueurs expérimentés, pourrait entretenir une forme d’espoir.
Mais Hodge reste lucide concernant une éventuelle participation à la Coupe du monde 2027, organisée en Australie.
Interrogé sur cette perspective, il reconnaît qu’elle :
« semble assez peu probable à ce stade ».
Son objectif immédiat demeure donc beaucoup plus concret : retrouver une condition physique suffisante pour rejouer.
Et malgré les deux années perdues à cause de ses blessures, l’ancien joueur de Bayonne préfère voir le verre à moitié plein.
Reece Hodge veut croire que cette longue interruption pourrait finalement lui permettre de prolonger sa carrière :
« J’essaie toujours de garder une vision positive des choses. J’espère que ces deux années sans rugby pourront peut-être prolonger ma carrière de deux ans… Mais on verra comment les choses se passent. »
À 32 ans, l’ancien international australien n’a donc pas dit son dernier mot. Reste désormais à savoir si son genou lui permettra de concrétiser son ambition de retrouver les terrains professionnels, en Top 14 ou en Pro D2.







