
C’est une collaboration particulièrement longue qui va prendre fin dans le rugby français. En juin 2027, Frédéric Charrier quittera Clermont et mettra un terme à près de vingt années passées aux côtés de Christophe Urios.
Une séparation forcément particulière pour l’entraîneur de l’attaque de l’ASM, qui ressent désormais le besoin de découvrir un nouvel environnement professionnel.
Depuis leur première collaboration à Oyonnax en 2007, les deux techniciens ont partagé de nombreuses aventures, notamment à Castres, Bordeaux-Bègles et Clermont. Mais après quatre saisons en Auvergne, Frédéric Charrier s’apprête à tourner une page importante de sa carrière.
« On a passé de très belles années avec Christophe »
Interrogé par Midi Olympique sur la fin de cette collaboration de vingt ans, Frédéric Charrier a reconnu que cette séparation représentait un moment particulier :
« C’est particulier parce qu’on s’est suivis pendant longtemps et c’est rare dans ce métier. Mais comme je le disais, aujourd’hui, j’ai besoin de voir autre chose aussi, de rencontrer d’autres personnes. On a passé de très belles années avec Christophe et à la fin de la saison, ce sera une page qui va se tourner. »
Lorsqu’il lui a été demandé si cette séparation était difficile à vivre, sa réponse a été brève :
« Oui, ce n’est pas facile. »
Malgré l’émotion liée à la fin de cette longue aventure commune, l’entraîneur clermontois semble convaincu qu’un changement d’environnement lui sera bénéfique.
Il souhaite notamment découvrir de nouvelles méthodes de travail, rencontrer d’autres personnes et poursuivre sa progression dans le métier.
Un nouveau projet après Clermont
Frédéric Charrier assure qu’il restera pleinement investi dans sa mission jusqu’à l’expiration de son contrat en juin 2027.
Mais il se projette déjà vers une nouvelle aventure, après avoir connu plusieurs contextes différents au cours de sa carrière.
L’entraîneur de l’attaque de Clermont a expliqué son envie de relever un nouveau défi :
« Cela fait quatre ans que je suis ici. J’ai travaillé dans des contextes qui étaient complètement différents par le passé. Que ce soit à Oyonnax, à Castres, à Bordeaux-Bègles. Et là, c’est une situation où je suis arrivé il y a trois ans et demi maintenant. C’est un projet qui n’était pas facile quand on est arrivés (avec Christophe Urios et Julien Laïrle). Il va se terminer pour moi à la fin de l’année, mais je vais tout donner jusqu’au bout parce que je suis un compétiteur et j’ai envie d’aller le plus haut possible même si le début de saison ne correspond pas à nos attentes, qu’il est difficile avec des résultats qui ne sont pas là. Je vais tout donner et après je chercherai un autre projet qui va me permettre de voir autre chose, de rencontrer de nouvelles personnes et continuer à évoluer. »
Si sa prochaine destination n’est pas encore connue, Frédéric Charrier sait déjà ce qu’il retiendra de son passage en Auvergne.
La ferveur clermontoise restera gravée dans sa mémoire
Au-delà des difficultés sportives rencontrées par l’ASM, le technicien a particulièrement été marqué par l’attachement des supporters à leur équipe.
Il a notamment évoqué le soutien des Clermontois, même lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous :
« La ferveur. Je garderai cette passion qu’il y a toujours autour du club avec, encore à Vannes, 500, 600 ou 700 supporters qui sont venus alors que les résultats ne sont pas bons. Ils sont là pour nous soutenir et quand les résultats ne sont pas là, je sens les gens vraiment tristes. Cela me marquera toujours, c’est énorme. »







