
Louis Bielle-Biarrey ne cache plus les ambitions du XV de France. À l’approche de la Coupe du monde 2027, l’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles estime que les Bleus doivent désormais profiter de chaque rencontre pour progresser et se rapprocher de leur objectif ultime : devenir champions du monde. Malgré les éloges et ses performances individuelles, le Bordelais assure ne pas être préoccupé par les récompenses personnelles.
L’international français sait que le temps commence à manquer avant le prochain rendez-vous mondial. Entre les échéances avec l’UBB et les rassemblements du XV de France, il entend rester concentré sur ses performances tout en participant à la progression collective des Bleus.
« Le ballon d’or du rugby ? Non, je n’y pense pas »
Devenu l’un des joueurs les plus remarqués du rugby français, Louis Bielle-Biarrey reçoit régulièrement des compliments pour ses prestations avec Bordeaux-Bègles et l’équipe de France.
Mais l’ailier refuse de se laisser distraire par cette reconnaissance. Même lorsqu’il est interrogé sur la possibilité de décrocher une prestigieuse récompense individuelle, il préfère évoquer les objectifs collectifs.
Interrogé par L’équipe, Louis Bielle-Biarrey apprécie les éloges qui accompagnent ses performances, mais assure que sa priorité reste la réussite du XV de France et la préparation du prochain Mondial :
« Ca fait plaisir d’entendre des éloges. J’ai la chance de jouer dans deux équipes depuis deux ans et on superforme que ce soit avec l’UBB ou l’équipe de France. J’arrive à tirer mon épingle du jeu de manière plutôt sympa et j’espère que ça va continuer car c’est le passé et il faut faire de meilleurs matches dans le futur. Le ballon d’or du rugby ? Non, je n’y pense pas. Evidemment que si je suis nommé et que si je gagne je serais ravi mais je veux faire de bons matches car il nous reste peu d’opportunité avant la Coupe du monde.
J’ai envie que l’on se trouve surtout que nous avons des absents. Je veux qu’on fasse de bons matches et gagner ce nouveau tournoi. On a la chance de jouer des matches en France avec notre public qui va nous pousser donc je suis focus sur ça. Il nous reste une grosse dizaine de matches d’ici la Coupe du monde et il faut être prêt à être la meilleure équipe du monde. On n’a pas le droit de se louper car chaque match raté est un petit pas fait en arrière dans cet objectif que d’être champion du monde. »
Une préparation qui passe d’abord par les prochaines rencontres
Pour Bielle-Biarrey, les rencontres internationales à venir représentent autant d’occasions de renforcer les automatismes du groupe français.
Après la tournée estivale dans l’hémisphère Sud, l’ailier bordelais retrouve les Bleus avec l’envie de participer pleinement aux prochaines échéances.
L’international français insiste sur l’importance de cette période face aux nations du Sud, qu’il considère comme une étape essentielle dans la préparation de la Coupe du monde :
« On a plutôt bien démarré cette Tournée dans le Sud. C’est le dernier moment où on affronte des Nations du Sud avant la Coupe du monde. C’est vraiment important. On sait qu’après il y aura le Tournoi, mais on a l’habitude de jouer le Tournoi des Six-Nations. Donc c’est important de bien finir ce Championnat des Nations pour être le plus prêt possible pour le Tournoi et pour la Coupe du monde. Même si je n’ai pas joué, ça reste l’équipe de France et ça me fait très plaisir de revenir en équipe de France. J’ai hâte de rejouer. »
L’UBB et les Bleus : deux ambitions à mener de front
Si la Coupe du monde 2027 occupe une place importante dans ses objectifs, Louis Bielle-Biarrey ne souhaite pas se projeter trop rapidement vers cette compétition.
Le Bordelais entend d’abord répondre aux attentes de son club, avant de se consacrer pleinement aux périodes internationales. Une manière de conserver son niveau de performance sans se disperser.
Louis Bielle-Biarrey explique qu’il préfère avancer étape par étape, avec des objectifs ambitieux à Bordeaux comme en équipe de France, plutôt que de se focaliser trop tôt sur le Mondial :
« Maintenant, j’attaque cette année step by step. En début de saison j’étais vraiment concentré sur l’UBB car on a envie de remplir les objectifs que nous avons avec l’UBB car ils sont ambitieux. Il y a les fenêtres internationales en novembre et lors du Six-Nations. Il faudra être à fond avec l’équipe de France car il ne nous reste plus beaucoup de matches pour nous préparer pour la Coupe du monde. Je prends les choses les uns après les autres. Je n’ai pas envie de penser tout de suite à la Coupe du monde car c’est le meilleur moyen de ne pas être bon. »






