
Le XV de France ne compte pas attendre la Coupe du monde 2027 pour tenter de décrocher un nouveau titre international. Avec le lancement du Championnat des nations, qui remplace les traditionnelles tournées estivales et automnales, les Bleus disposent désormais d’un objectif supplémentaire. Et cette nouvelle compétition semble avoir totalement séduit les joueurs comme le staff tricolore. Fabien Galthié ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme, tandis que ses joueurs affichent clairement leur ambition : remporter cette première édition et inscrire le nom de la France au palmarès.
Cette nouvelle formule a déjà modifié la stratégie du sélectionneur français. Contrairement aux précédentes tournées estivales, souvent marquées par d’importantes rotations, les Bleus ont affronté la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon en juillet avec une grande partie de leurs meilleurs éléments disponibles. Seize des 23 joueurs retenus pour affronter les Fidji ce samedi avaient d’ailleurs participé à cette tournée.
« Ils ont un appétit insatiable »
Le Championnat des nations a rapidement suscité un intérêt particulier au sein du groupe français.
Avec un classement, des points de bonus et un trophée à décrocher, chaque rencontre possède désormais un enjeu supplémentaire.
Patrick Arlettaz, entraîneur de l’attaque du XV de France, raconte comment les joueurs se sont immédiatement intéressés à cette nouvelle compétition :
« On a senti un engouement et un intérêt particulier pour les joueurs. Ils s’intéressaient au classement, à savoir comment ils se situaient par rapport aux autres équipes de l’hémisphère nord. C’est indéniable. »
Malgré leur défaite inaugurale contre la Nouvelle-Zélande (34-32), les Français avaient récolté deux points de bonus, offensif et défensif, qui leur permettent de conserver la première place du groupe de l’hémisphère Nord à l’issue de la séquence estivale.
Théo Attissogbe apprécie particulièrement cette dimension stratégique supplémentaire :
« C’est hyper excitant. On sait qu’il y a des bonus offensifs, des bonus défensifs. Ça change des test-matchs classiques. Il y a un aspect stratégique qui est aussi différent et qu’on apprécie tous. »
Patrick Arlettaz assure que cette nouvelle possibilité de remporter un titre correspond parfaitement à la mentalité de ses joueurs :
« Vous savez, c’est tous des compétiteurs, ils veulent tous gagner quelque chose. »
L’entraîneur des trois-quarts insiste sur cette envie permanente d’enrichir le palmarès du XV de France :
« Ils veulent tous enchaîner des trophées, ils ont un appétit insatiable. Donc, dès que vous leur rajoutez un trophée, une compétition, fatalement, ils y sont dedans. C’est un des monteurs dans notre sport. C’est aussi pour ça qu’on fait ça. Et les joueurs n’échappent pas à la règle. »
Fabien Galthié totalement séduit par la nouvelle formule
Le sélectionneur français partage cet enthousiasme.
Pour lui, le Championnat des nations représente une évolution importante du rugby international, en donnant davantage de lisibilité et d’intérêt aux rencontres entre les meilleures sélections mondiales.
Fabien Galthié ne cache pas son admiration pour cette nouvelle organisation :
« Personnellement, je la trouve ‘magnifique’. Rassembler les 12 meilleures nations du monde pour transformer cette tournée, qui a été une tradition dans le rugby, mais qui a besoin d’évoluer parce que notre monde évolue, je trouve l’idée formidable. Le monde de la compétition évolue. La lecture doit être plus claire et donner un challenge à chaque compétition. On peut peut-être penser qu’au rugby, de temps en temps, on a des idées géniales. »
À un an de la Coupe du monde en Australie, cette compétition offre également aux Bleus l’occasion d’enchaîner des rencontres de très haut niveau et de se confronter aux meilleures nations.
Mais les joueurs refusent de considérer ce rendez-vous comme une simple préparation au Mondial.
« Notre but c’est de finir cette compétition avec un titre »
Pour Mickaël Guillard, le Championnat des nations constitue un objectif à part entière.
Le deuxième ligne français insiste sur la volonté du groupe de remporter le trophée dès sa première édition.
Mickaël Guillard affiche clairement les ambitions du XV de France :
« On ne le prend pas comme une répétition générale. Notre but c’est de finir cette compétition avec un titre, de ramener le trophée en France. On le prend comme une compétition à part entière, où on a envie de gagner et de soulever le trophée à la fin. »
Les Bleus doivent désormais confirmer leur première place lors des rencontres de novembre, notamment contre les Fidji puis l’Afrique du Sud, double championne du monde en titre.
L’objectif est de se qualifier pour la journée finale organisée le dimanche 29 novembre à Twickenham.
« Je trouve que c’est une idée géniale »
La perspective de disputer une rencontre décisive dans le mythique stade anglais enthousiasme particulièrement Fabien Galthié.
Le sélectionneur compare même cette formule aux tournois disputés durant l’enfance, lorsque plusieurs équipes se retrouvent pour tenter de décrocher un trophée.
Fabien Galthié explique ce qui le séduit dans cette grande journée internationale organisée à Twickenham :
« Ça me fait penser, quand on est enfant, aux tournois qu’on fait sur un week-end. En région, souvent, vous jouez contre des équipes ‘moins de 10’, ‘moins de 12’ de votre région, de votre département. Et là, on rassemble les 12 meilleures équipes au monde à Twickenham, dans le temple du rugby. Je trouve que c’est une idée géniale. »







