Le Stade Français a frôlé l’exploit au Pays basque, mais c’est encore une fois Bayonne qui a su faire preuve de sang-froid pour préserver son invincibilité à Jean-Dauger. Lors d’un match âpre et étouffant, les Basques ont pris le dessus dans les dernières minutes, arrachant une victoire précieuse.
Paul Gustard et ses Soldats Roses sont passés tout près de créer la surprise face à une équipe bayonnaise héroïque. Malgré une domination parisienne évidente sur une grande partie de la rencontre, c’est bien l’Aviron qui a su résister jusqu’au bout. En conquête, les chiffres parlent en faveur des Parisiens : mêlée largement dominée, piliers bayonnais souvent sanctionnés, et 93 % de touches gagnées contre seulement 65 % pour Bayonne.
« Nous étions assez dominants dans tous les secteurs, dans l’investissement des gars », soulignait Rory Kockott au coup de sifflet final. De son côté, l’entraîneur bayonnais Grégory Patat reconnaissait les difficultés rencontrées en conquête, tout en saluant la ténacité de ses joueurs à ne jamais céder.
Parmi les Parisiens, Louis Carbonel a été l’une des grandes satisfactions. Titularisé une nouvelle fois à l’ouverture, il a signé une performance impeccable : 100 % de réussite au pied, toutes ses tentatives de pénalité et de transformation converties, et une réelle influence dans le jeu. Sa précision a permis au Stade Français de rester au contact jusqu’aux ultimes instants.
En revanche, l’ex-All Black Tawera Kerr Barlow n’a pas répondu présent. Très en deçà de ses standards habituels, il s’est distingué par des choix douteux, des fautes techniques et un jeu au pied souvent mal dosé. Remplacé en seconde période, il a laissé ses coéquipiers s’accrocher sans son apport dans les moments décisifs.
Solides en défense, capables de conserver le ballon et de ralentir le rythme parisien, les Basques ont retourné une rencontre difficile pour décrocher un succès capital. Jean-Dauger demeure ainsi, saison après saison, une véritable forteresse imprenable.







