Le derby entre le Castres Olympique et le Stade Toulousain, prévu ce samedi 18 avril à 21 heures, reste un rendez-vous régional majeur du rugby français. Cependant, dans le camp toulousain, l’ambiance autour de cette confrontation a sensiblement changé.
Clément Poitrenaud, entraîneur des arrières des Rouge et Noir, constate un net recul de la tension qui caractérisait autrefois ce choc. Pour lui, « Ça reste un derby, mais ça fait quelques années que ça a un peu perdu de sa saveur, entre guillemets, sur l’énervement. À l’époque où Christophe Urios entraînait Castres, c’était très chaud parce qu’il jouait là-dessus. »
Si le stade Pierre-Fabre promet une atmosphère intense ce samedi, la rivalité viscérale qui animait les deux formations appartient désormais au passé. Les confrontations, autrefois explosives, se sont apaisées, devenant des rencontres du Top 14 à l’intensité plus classique.
Cette évolution s’explique notamment par la trajectoire disparée des deux clubs ces dernières années. Toulouse domine largement le championnat avec cinq Brennus remportés sur les six dernières éditions, tandis que Castres peine à s’imposer durablement dans le haut du classement. Selon Poitrenaud, cette différence a « pacifié les relations entre les deux institutions » : « Que ce soit le staff ou les joueurs entre eux, il n’y a pas d’animosité particulière. »
Par ailleurs, l’accueil des supporters castrais ne déçoit plus particulièrement les Toulousains, habitués à trouver une ambiance bouillante dans tous les stades français. Comme le souligne Poitrenaud, « On s’attend encore une fois à un match compliqué, mais pour ce qui est de l’atmosphère, oui, ce sera chaud, mais comme partout où on se déplace en France. »
Malgré ce contexte apaisé, l’enjeu reste de taille. Le Stade Toulousain doit digérer son élimination en Coupe d’Europe, tandis que Castres vise des points cruciaux pour intégrer le Top 6. Ce derby pourrait donc rallumer, le temps d’une soirée, la flamme de cette rivalité intense du rugby français.







