Le derby francilien a rendu son verdict ce dimanche 19 avril, lors de la 21e journée de Top 14. Au terme d’une rencontre disputée à la Paris La Défense Arena, le Racing 92 s’est imposé largement face au Stade Français, sur le score de 47-20.
Cette victoire bonifiée offre un bol d’air au Racing, désormais septième avec 55 points, juste derrière l’ASM Clermont, et relance ses ambitions pour la course aux phases finales. De son côté, le Stade Français glisse à la quatrième place du classement.
Malgré ce succès net, le contenu présenté par les Ciel et Blanc a longtemps laissé à désirer face à une équipe parisienne largement remaniée, où plusieurs cadres étaient soit au repos, soit sur le banc. L’entraîneur du Racing, Patrice Collazo, est resté exigeant : « Je crois qu’on a fait une très belle entame mais on a perdu cette dynamique parce qu’on n’a pas scoré. On n’a pas été assez propre sur nos basiques, ça c’est une certitude ».
Le Stade Français, malgré un effectif inexpérimenté, est resté accrocheur près d’une heure. Portés par la puissance de Giorgi Melikidze en première période, les Parisiens ne comptaient que sept points de retard à la pause (20-13) et sont même revenus à une unité du bonus défensif à la 57e minute. Un sursaut qui n’a toutefois pas suffi à masquer le manque d’expérience de certains joueurs. Pour Sekou Macalou, le tournant du match s’est joué sur des détails : « On savait que si on mettait les ingrédients, il y avait la place pour faire quelque chose. Jusqu’à la mi-temps, on l’a senti. Sur la première mi-temps, on a fait un bon match, on était encore très proche au score. Après, il y a eu deux ou trois faits de jeu, qui font que ça a tourné du côté du Racing ».
Si les accélérations de Max Spring ont permis au Racing de débloquer la situation, le club a de nouveau révélé ses failles récurrentes en matière de discipline. Avec 14 pénalités concédées et deux cartons jaunes, les Ciel et Blanc restent parmi les moins rigoureux du championnat sur ce plan.
Pourtant, Patrice Collazo préfère retenir la capacité de réaction et le potentiel encore large de son groupe : « Il y a 47 points avec encore une multitude de choses à travailler mais ça prouve aussi la marge de l’équipe. Par contre, on a une dimension collective forte, notamment dans la résilience et ça c’est plutôt bien. Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait. »
Avec un calendrier favorable pour les deux clubs sur les cinq dernières journées, la lutte pour une place dans le top 6 s’annonce féroce. Le Racing 92 a relancé la machine, mais devra impérativement améliorer sa rigueur s’il espère voir le printemps au rendez-vous.







