Le Racing 92 a surclassé Montauban à Sapiac, s’imposant largement 59 à 10 dans une rencontre à sens unique. Cette victoire, attendue face à une équipe en difficulté depuis le début de la saison, confirme la solidité des Franciliens.
Max Spring, interrogé par Midi Olympique, savoure ce succès bonifié : « L’essentiel, c’était de venir chercher la victoire ici et de venir avec un point de bonus offensif. C’est chose faite parce qu’on a mis les ingrédients qu’il fallait. On a marqué sur les ballons de turnover, on a vite scoré et on peut dire que l’essentiel est au moins assuré. »
Le joueur met en avant la dynamique de l’équipe, notamment la puissance physique et la rapidité des ailiers : « Olivier Azam l’a dit, c’est une de nos forces, on est une équipe assez physique mais quand le ballon arrive sur les ailes… On a des ailiers qui vont vite et qui sont très bons dans les duels. Aujourd’hui, on a su marquer quand il fallait. »
Spring apprécie également l’apport de ses coéquipiers, en particulier Josua Tuisova : « Oui, c’est vrai que sur les ailes, au centre, il y a du monde partout ! Quand tu leur donnes le ballon, tu es rarement déçu donc ça donne de la confiance. Dans mon jeu j’aime bien mettre de l’avancée, dans un autre registre que Josua Tuisova (rires). Mais c’est vrai qu’on est plus libre de tenter des choses quand on sait qu’ils sont au soutien. »
Malgré ce succès, le collectif a reçu des consignes strictes à la pause de la part de l’entraîneur Patrice Collazo : « Je ne sais pas parce qu’on s’est quand même fait taper sur les doigts à la mi-temps. En fait, c’était un peu trop désorganisé et c’est vrai que quand tu marques un, deux, trois essais au final, tu penses plus vraiment à faire des rucks et c’est quand même l’essentiel pour créer une ligne de hors-jeu et jouer derrière. Comme on dominait les collisions, on attendait tous le ballon sans vouloir faire de ruck… En deuxième mi-temps on a fait des choses quand même un petit peu plus simples et on s’est facilité la tâche. »
Enfin, il souligne l’exigence nécessaire pour continuer à progresser : « Si on veut être perfectionniste, le but, c’est d’être constants sur 80 minutes. C’est à ça qu’on reconnaît les grandes équipes. »







