En s’imposant dimanche soir sur la pelouse du Stade Toulousain (24-27), l’ASM Clermont Auvergne a accompli un exploit inédit depuis près d’un an : faire chuter le leader incontesté de la saison dans son propre fief.
Cette victoire éclatante marque la fin d’une série d’invincibilité que Toulouse entretenait à domicile. Le club rouge et noir n’avait plus perdu dans la Ville Rose depuis le 17 mai 2025, date de sa dernière défaite face au Racing 92. Pour Christophe Urios, manager de Clermont, ce succès revêt également une saveur toute personnelle.
« Toulouse, depuis que je suis à Clermont, je ne les avais jamais battus. Je les ai beaucoup battus quand j’étais à Castres : ici, là-bas, chez nous, beaucoup, j’ai même gagné un quart de finale chez eux », a-t-il confié, savourant ce retournement de situation.
L’émotion était palpable dans le vestiaire, filmé par Canal Plus, où Urios a alterné félicitations et recadrages. Il a particulièrement mis en lumière la performance remarquable du jeune pilier Nohem Ez Zahouany, né en 2007, propulsé au premier plan face aux ténors toulousains.
« Ce gonze, il sort de nulle part, mais ce qu’il a fait… Il a fait un match comme les vieux », s’est enthousiasmé le coach sous les acclamations de ses joueurs. Cependant, toujours lucide, Urios a rapidement tempéré l’euphorie : « Ne faisons pas ça », a-t-il imploré en mimant des montagnes russes. « Il faut qu’on aille chercher encore plus ».
La soirée s’est conclue sur une note conviviale, avec la promesse tenue d’Urios à ses troupes pour célébrer cette victoire historique : « Je ne m’échappe jamais là-dessus. Je vous paierai à boire ce soir, un coup. Mais un coup, pas douze ! »
Grâce à ce succès, Clermont se positionne désormais confortablement dans le groupe des équipes qualifiables, renforçant ainsi ses ambitions pour la suite de la saison.







