Corrigés par un RCT en pleine démonstration, les Basques se sont effondrés sous le poids de leurs propres faiblesses, encaissant un sévère 52-26 qui scelle définitivement leur élimination de la course à la phase finale.
Entre un manque de concentration flagrant et une infirmerie de plus en plus garnie, la fin de saison s’annonce compliquée pour les hommes de Grégory Patat.
### « L’effet boule de neige » : le constat amer d’Alex Moon
Avec 15 pénalités concédées, 27 plaquages manqués et 10 franchissements subis, les chiffres de l’Aviron Bayonnais sont sans appel. Pourtant, les Bleu et Blanc sont parvenus deux fois à revenir au score (12-12 puis 33-26), sans jamais réussir à infliger le coup fatal.
Pour l’entraîneur Gerard Fraser, le problème est d’abord psychologique.
« Quand on est revenus à 12-12 (21e), et à 33-26 (57e), ce sont des moments cruciaux où l’on sent que l’on pouvait changer le « momentum ». Mais, on ne saisit pas ces opportunités. On manque de munitions, de possessions. […] Sur ce match, on ne peut pas mettre en cause l’engagement des joueurs. Ils ont été exemplaires. Par contre, on a des absences. Notre concentration n’est pas au niveau des exigences du Top 14, surtout à l’extérieur. »
Un diagnostic partagé par le deuxième ligne Alex Moon, qui déplore la perte de réussite dans les duels par rapport à la saison dernière :
« C’est le snowball effect (l’effet boule de neige) : on perd un duel, puis un autre, puis on perd un ballon en touche, on rate une réception, et ça s’enchaîne. À la fin, on regarde le tableau d’affichage et on voit 50 points encaissés, comme contre Pau. »
### Arthur Iturria, le capitaine forcé à l’abandon
Comme si la déroute sportive ne suffisait pas, l’Aviron a perdu son leader. Arthur Iturria, capitaine courage et pilier du pack basque, a dû quitter la pelouse de Mayol le bras en écharpe.
Touché au biceps, l’international français pourrait voir sa saison s’arrêter prématurément, une « tuile » de plus dans une année déjà très difficile pour le club ciel et blanc.
### Quatre matchs pour sauver l’honneur
Déjà éliminé de la course aux barrages, Bayonne doit désormais puiser dans ses réserves pour ne pas sombrer définitivement.
Avec quatre rencontres restantes, l’exigence des 80 minutes, mise en avant par Alex Moon, sera le seul rempart pour éviter une fin de saison catastrophique et préparer l’avenir. À Bayonne, la fête est bel et bien finie.







