La fête a viré au cauchemar au Stadium. Alors que le Stade Toulousain s’apprêtait à officialiser sa qualification pour les phases finales, il a sombré face à une équipe de Clermont opportuniste, qui s’impose 27-24.
En conférence de presse, Ugo Mola n’a pas caché sa frustration face au scénario d’un match que ses joueurs pensaient avoir scellé en seulement dix minutes.
**Une faillite collective malgré un départ parfait**
Dominant rapidement 21-0, les Toulousains ont ensuite totalement disparu du jeu, incapables de maintenir l’exigence attendue à ce niveau. Le manager des Rouge et Noir dresse un constat sévère sur le manque d’efficacité de son équipe.
« C’est un peu plus qu’une piqûre de rappel, on prendra le temps de l’analyser pour revenir dans un autre état d’esprit. C’est une sale soirée, on voulait que ce soit une fête, assurer de se qualifier, on a relancé le sprint final de ce championnat. Il y a les ingrédients sur la première partie de la mi-temps, on n’arrive pas à les punir, je crois qu’on perd 5 ballons à 5 mètres de la ligne… », a-t-il déploré.
**Une conquête « catastrophique » et un manque de réalisme**
Pour Ugo Mola, le problème va bien au-delà du simple relâchement mental. C’est une défaillance profonde des fondamentaux qui a permis à l’ASM d’opérer son hold-up historique.
« On a une conquête apathique, catastrophique, avec trop de ballons perdus, trop de munitions où on n’est pas en mesure de punir », a-t-il ajouté avec amertume.
**Le syndrome du relâchement : les joueurs s’auto-critiquent**
Du côté des joueurs, le constat est partagé. Le deuxième ligne Thibaud Flament et l’arrière Thomas Ramos évoquent une forme d’arrogance inconsciente, une vigilance fatidiquement absente.
« Il faut qu’on soit plus tueurs, on pense que le match va se faire un peu tout seul par la suite, il y a une forme de relâchement, il y a un faux rythme qui s’installe », a analysé Thibaud Flament.
Pour sa part, Thomas Ramos a rappelé que ce n’était pas la première fois que Toulouse se faisait piéger de la sorte : « À 21-0, il faut arrêter de penser que les matches sont terminés, c’est à nous d’avoir un niveau d’éveil pendant 80 minutes, chose qu’on n’a pas eu ce soir. »
Ce scénario rappelle la déconvenue face à Glasgow en Champions Cup, où les Toulousains avaient perdu 28-21 après avoir mené 21-0.
Pour le Stade Toulousain, la qualification devra patienter. Mais l’heure de l’introspection a déjà sonné.







