Après plusieurs saisons au Racing 92, Finn Russell a choisi de rejoindre Bath et la Premiership anglaise.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, l’ouvreur international écossais revient sur ce changement d’environnement radical, comparant la ville de Bath à Paris.
« C’est complètement différent de Paris : la ville est beaucoup plus petite. Mais maintenant que j’ai deux enfants, c’est un style de vie un peu plus calme qui me convient et, dehors du terrain, j’aime me détendre. C’est à l’opposé de mon style de jeu au rugby mais je ne veux pas changer cela. J’essaie de rester moi-même », confie-t-il.
L’intégration à son nouveau club s’est déroulée sans accroc. « Je me suis bien intégré à l’équipe et au staff. Nous avons confiance les uns envers les autres, et nous nous soutenons quand les choses ne vont pas. J’aime vraiment être ici, l’environnement à Bath est excellent. Peut-être que je retournerai à Paris de temps en temps, avec les enfants pour le week-end. »
Malgré cette nouvelle vie, le Top 14 lui manque parfois. Il explique : « Oui, ça me manque, c’est un championnat très exigeant et difficile à gagner. C’est une compétition longue et relevée. Ce week-end, nous affrontons une équipe qui a perdu contre Montpellier la semaine dernière et qui a perdu une dizaine de matchs cette saison mais qui est toujours en lice en Champions Cup. »
Ce dimanche, il a hâte de retrouver la France et d’affronter l’UBB à Bordeaux. « J’adore vraiment le Top 14, ses défis, son public. J’ai hâte de revenir en France ce week-end et de jouer dans le stade de Bordeaux, devant un grand public. Je pense qu’ils essaieront peut-être de me déconcentrer un peu quand je prendrai des coups de pied mais c’est le jeu. »
Lié à Bath jusqu’en juin 2028, Finn Russell ne se projette pas encore au-delà de cette échéance. « Les gens me posent beaucoup la question mais je n’y ai pas encore pensé. Tant que je joue un bon rugby, je ne l’envisage pas. Lorsque j’arriverai à la fin de mon contrat, je me demanderai où est-ce que je continuerai mais je ne suis pas prêt à penser à la retraite. »
« Je ne jouerai pas jusqu’à 45 ans mais mon contrat m’amène jusqu’à la prochaine Coupe du Monde. On verra quels seront mes objectifs à ce moment-là. »







