Le troisième ligne du Rugby Club Toulonnais, Zach Mercer, s’est livré dans les colonnes de L’Équipe à l’approche de la demi-finale de Champions Cup contre le Leinster. Le joueur britannique met en garde contre toute forme de complaisance face à une équipe souvent considérée à tort comme vieillissante.
« Ce serait un piège de le croire. Aller à Dublin avec cet état d’esprit, c’est la certitude de prendre 30 ou 40 points après vingt minutes de jeu. Il faut les respecter. Ils ont des internationaux dans toutes leurs lignes. On est vraiment excités de nous confronter à eux, dans un stade exceptionnel comme l’Aviva Stadium. On arrive à Dublin jeudi, on s’entraîne sur place vendredi pour bien s’imprégner de l’atmosphère. C’est un défi grandiose, exaltant », explique Mercer.
Le combat dans les zones de ruck s’annonce particulièrement âpre selon lui. « C’est évidemment un point central de l’entraînement cette semaine. Il faut voir la troisième ligne du Leinster avec Caelan Doris (60 sélections), Josh van der Flier (79), Jack Conan (59). On sait que c’est dans ce secteur qu’il va nous falloir hausser le curseur, montrer notre combativité. Et s’assurer qu’ils n’y trouvent aucune faille. »
Mercer apprécie par ailleurs la position d’outsider dans laquelle évolue Toulon. « Il y avait une bonne tension, on n’est pas les favoris, on ne l’était pas à Glasgow en quarts non plus (victoire 19-22 le 11 avril). On y est allés et on a gagné face à un favori. C’est bon d’être les outsiders. C’est un rôle qui vous déleste de beaucoup de pression. »
Sur l’arbitrage, il se veut rassurant en évoquant Luke Pearce, choisi pour officier ce match. « C’est un arbitre international de haut niveau, probablement l’un des meilleurs du monde en ce moment. L’avoir pour ce match va garantir une compétition équitable et il sera très rigoureux autour de la zone de ruck, ce à quoi on va devoir s’adapter. En Top 14, l’interprétation est un peu différente sur ce secteur. On doit s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde à ce sujet. »
Enfin, le troisième ligne se projette sur les duels clés de la rencontre, notamment au poste de demi de mêlée. « Je dirais Baptiste Serin et Ben White contre Jamison Gibson-Park. En ce moment, c’est probablement, au même titre qu’Antoine Dupont, l’un des meilleurs demis de mêlée du rugby mondial. Et Baptiste et Ben sont de classe mondiale également, donc je serais vraiment impatient, en tant que spectateur, de voir ces joueurs s’affronter. »







